Commentaire (une partie) honoré de balzac, les petits bourgeois

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  • Publié le : 2 mai 2009
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Remarques préalables
Le plan est ici clairement suggéré en allant de l’observation d’un personnage (Partie I) à la connaissance du fonctionnement de
la société dont il fait partie (Partie II).
À l’intérieur des grandes parties du développement, vous ferez des sous-parties.
Quelques points sont à remarquer dans l’énoncé du sujet.
- « glissement de l’individu ou type » : il y a donc leportrait de Poupillier et, au-delà, le modèle idéal du mendiant.
- « le réalisme » : il faut insister sur cet aspect du texte.
- « découvrir le fonctionnement d’une société » : étude de la société selon Balzac.
Vous devez commencer, bien sûr, par lire attentivement le texte.
Attention à la phrase : « Il eut cent ans à compter de 1825, et il en avait réellement soixante-dix. » Comprenez : il disaitqu’il
avait cent ans à partir de 1825 alors qu’il en avait réellement soixante-dix.
Enfin, le devoir étant fait à la maison, documentez-vous sur l’auteur et l’oeuvre. Cela peut toujours être utile.
Élaboration du plan
Nous vous proposons un plan en deux parties qui comportent quatre paragraphes chacune. Cela permet d’analyser de
manière exhaustive ce portrait, toutefois une partie contenant troisparagraphes suffit amplement, du moment que
leurs idées directrices se complètent, ne se répètent pas et montrent une analyse fouillée du texte.
Introduction rédigée
Les Petits Bourgeois sont un roman inachevé de Balzac écrit en 1843-1844. Bien entendu, ils devaient intégrer La Comédie
humaine. L’action se déroule à Paris et Balzac y décrit un milieu médiocre où l’argent est la seule valeurqui compte et où
règnent petites et grandes malhonnêtetés. L’extrait qui nous intéresse est presque à la fin du brouillon de Balzac, soit au tiers
du roman prévu. Mme Cardinal, veuve cupide et désargentée, apprend que son oncle, le vieux Poupillier, serait au plus mal ;
suit le portrait de Poupillier. Nous étudierons cette présentation du personnage en insistant sur le glissement de l’individuau
type, et nous montrerons comment le réalisme, au-delà du portrait, permet de découvrir le fonctionnement d’une société.
Développement
Plan détaillé du développement
I. L’art du portrait
1. L’apparence générale de Poupillier : une description ordonnée, de la tête aux pieds, en
trois phrases.
a) Tête : « barbe », « cheveux » suggérés (« il était impossible »), ce qui laisse libre cours àl’imagination.
b) « courbé presque en deux » : la tête est à mi-hauteur de la taille réelle. Le lecteur se pose des questions : âge ? humilité ?
Ses mains : « une main tremblotante, une main couverte de lichen qui se voit sur les granits ». Insistance sur le thème de la
main, allusion à la main tendue du mendiant ; « lichen » : terme polysémique : 1. Maladie de peau caractérisée par des petitessaillies violacées, sèches et dures. 2. Végétal formé par l’association d’un champignon et d’une algue verte, fréquent sur les
rochers et les arbres. Il y a un jeu de Balzac sur ce double sens pour amener le terme « granits », connotant la dureté et la
longévité.
c) Au niveau des mains se trouvent les accessoires : « bâton », pour s’appuyer, puisque Poupillier marche courbé, et « chapeau
». Cedernier est bien décrit, avec trois objectifs et un complément déterminatif : « le chapeau classique, crasseux, à larges
bords, rapetassé » dans lequel tombaient d’abondantes aumônes. ». Le dernier terme, « aumônes », éclaire ce qui précède : on
a affaire à un mendiant. Le chapeau est longuement décrit car c’est un instrument de travail ; mais il n’a rien de spécial, il
témoigne de la misère deson possesseur.
d) « Ses jambes, entortillées dans des linges et des haillons » : il ne porte pas un pantalon à proprement parler, mais plutôt des
guenilles indéfinissables (« linges », « haillons »).
e) Ses chaussures et sa démarche : « Ses jambes traînaient d’effroyables sparteries ». L’adjectif « effroyables » est
hyperbolique et non descriptif : c’est un appel à l’imagination du...