Commentaire valladolid

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  • Publié le : 28 mai 2010
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Reis Mélanie, seconde 01

Français, commentaire :

La controverse de Valladolid, pages 175 à 177.

Ce texte est un extrait du roman de Jean Claude Carrière intitulé La controverse de Valladolid publié en 1992. Ce passage a lieu pendant la controverse opposant Bartolomé de Las Casas, prêtre et homme ayant vécu un certain temps parmi les Indiens, et Ginès de Sepùlveda philosophe rompu àl’art de la polémique tournant autour de la question qui oppose l’idée que les Indiens soient des hommes libres et égaux à celle qu’ils soient une catégories d’êtres inférieurs qu’il faut soumettre et convertir.
Par quels procédés les deux hommes défendent t-ils leur thèse ?
Qui est le vainqueur de ce débat ?

Nous allons tout d’abord analyser l’argumentation de Las Casas pour ensuite étudiercelle de Sepùlveda. Nous verrons ensuite lequel de ces deux hommes défendant leur idée différente l’une de l’autre, est le « vainqueur » de cette partie de la controverse.

Le prêtre Las Casas défendant l’idée que les Indiens sont des hommes libres et égaux tout comme les Espagnols le sont, utilise une ponctuation forte. Il utilise de nombreuses phrases exclamatives pour s’adresser au cardinal,il rend ainsi ses phrases violentes et peut ainsi toucher le cardinal et l’assemblée qui l’entourent, « Eminence, cela prouve tout simplement qu’ils sont capables de penser ! », « Mais le renard ne se bâtit pas de statues ! ».Il utilise aussi des phrases interrogatives destinées au philosophe Sepùlveda, « N’êtes vous pas rusé ? » ou au cardinal, pour se défendre, « Vous ne voudriez tout de même pasessayer ? », ces phrases rythment sont récit, lui donne comme un sens qui l’aide à persuader. Las Casas admet ses défauts, « Eminence, je sais que je suis irritable, c’est mon défaut et ma qualité. » alors que Sepùlveda passe rapidement sur les points faibles de sa personne et de son discours pour ne pas se le faire reprocher par la suite ce qui prendrait une grande importance par la suite dansle débat ( demande de justification… ), « J’ai dit que le renard était rusé, et que les chiens, comme les chevaux, redoutent fort la bastonnade. ».Le prêtre compare ensuite le philosophe à un renard tout comme les Indiens sont désignés comme des sous hommes, «N’êtes vous pas un renard vous-même ? », « Un renard philosophe, qui pour sa nourriture ronge les pages d’Aristote ? », « J’ai dit qu’ilssont humains mais d’une catégorie inférieure. ». Par cette comparaison, il démontre que l’on peut aussi comparer les Espagnols et, dans ce cas, un philosophe, à un animal, mais aussi que Sepùlveda n’est pas supérieur aux autres. Il utilise une métaphore pour dénoncer le fait que Sepùlveda reprend les propos déjà confirmés par Aristote, que le philosophe ne réfléchit donc pas par lui-même et utilisedonc un argument d’autorité, « Un renard philosophe, qui pour sa nourriture ronge les pages d’Aristote ? ». Las Casas est parfois choqué des propos tenus par le cardinal, (« Est-ce- qu’ils sont sensibles à la douleur ? ») mais ne répond pas par des phrases exclamatives mais par des phrases interrogatives se qui montre sa surprise et son dégoût envers l’idée exprimée « A la douleur ? Vous nevoudriez tout de même pas essayer ? ». Il utilise aussi beaucoup de négations, qui défendent le peuple Indien et pour faire des constatations « Il ne creuse pas de canaux, il va tout nu dans la broussaille, il ne paie pas d’impôts, le renard ! ». Las Casas touche les sentiments de ceux qui l’écoutent et le lecteur par la double énonciation, il tente de persuader l’auditoire.
L’argumentation deSepùlveda prend une autre direction, car, pour lui les Indiens sont des sous hommes, un peuple inférieur aux Indiens. Il utilise un argument d’autorité pour se justifier, « Satan s’appelle communément le Malin », « Il peut inspirer à ses partisans toutes les ruses hypocrites. » ici, il s’appuie surtout sur la religion, « Vieille technique de dispute que dénonçait déjà Cicéron,[…] » et se justifie ici...
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