Commentaire - voyage au bout de la nuit

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 3 (658 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 9 mai 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
Le livre «Voyage au bout de la nuit» est le premier roman de Louis-Ferdinand Céline qui a été publié en 1932. L’extrait que nous allons étudier est situé peu avant la fin du roman et semble résumerdes traits caractéristiques du narrateur et personnage principal : Ferdinand Bardamu, un médecin de banlieue qui a parcouru de nombreuses aventures depuis la Première Guerre mondiale. Dans un premiertemps nous analyserons en quoi consiste le dégoût de la vie de Bardamu pour en conclure sur le fait qu’il est obsédé par l’idée de la mort.

L’extrait débute par la réflexion de Bardamu «J’avaisbeau essayer de me perdre pour ne plus me retrouver devant ma vie… » (l.1). Ceci suggère un désespoir extrême de sa part. Le dégoût de sa propre vie et de soi même est renforcé par l’hyperbole «je laretrouvais partout simplement» (l. 1-2). Il ne peut pas se débarrasser de lui-même et fuir de son cercle vicieux, comme l’indique la phrase «Je revenais sur moi-même » (l. 2). Comme la seulepossibilité de se défaire de soi-même est la mort, le désir de s’effacer reste fictif.
De plus, il compare sa vie à un «trimbalage» (l.2), c'est-à-dire à une ‘promenade’ sans but précis. L’auteur emploiequelques antiphrases pour renforcer le sentiment de la dévalorisation de la part de Bardamu envers sa vie, comme l’indique la ligne 2, «trimbalage» et la ligne 4, «comme à la fête !» et «recommencer lamusique». Ces expressions ironiques nous donnent l’impression que sa vie n’était qu’un gaspillage de temps, sans aucun résultat positif, sans joie et plaisir.
Bardamu exprime sa colère envers savie par le ton pessimiste et par les expressions familières comme «Mais à d’autres» (l. 5), «Pas gênés» (l. 6) ou «… j’étais plus prêt non plus !» (l.6). Le rythme des phrases est saccadé. Les phrasessont courtes, interrompues par des points de suspension qui reflètent les pensées successives de Bardamu. Ces pensées noires mènent le narrateur à se comparer à son ami Robinson, qu’il envie...
tracking img