Commentaire d'un extrait de "le monde comme volonté et comme représentation" de schopenhauer

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  • Publié le : 31 janvier 2010
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Selon Schopenhauer, bien que, comme tout être, l’Homme meurt, cet « animal métaphysique » est particulier, car il ne peut s’empêcher de s’étonner de son existence, et se poser la question de la Création. L’étonnement, c’est là la base de la philosophie. Ayant accédé à la conscience de soi, doué d’intelligence, et conscient de sa finitude, l’Homme voudrait comprendre pourquoi il existe. Il estainsi différent de tous les autres êtres vivants, et cela fait de lui un « animal métaphysique ».
Schopenhauer se propose d’expliquer pourquoi l’Homme est le seul à s’interroger sur son existence, en quoi l’Homme est un « animal métaphysique ».
L’extrait proposé de Le monde comme volonté et comme représentation de Schopenhauer se découpe en plusieurs parties : l’auteur commence par différencierl’Homme des autres êtres vivants, et explique en quoi l’Homme est différent, puis il distingue différentes sortes d’étonnements philosophiques, enfin il explique le rapport de l’Homme face au temps.

Dès le début de l’extrait de Le monde comme volonté et comme représentation, Schopenhauer pose la thèse suivante : l’Homme est un « animal métaphysique », différent des autres êtres. Ilisole l’Homme de la grade famille des êtres vivants lorsqu’il écrit « excepté l’Homme ». Pour chacun de ces êtres, exister est une chose naturelle, « si naturelle qu’ils ne la remarquent même pas », jamais il ne leur viendrait l’idée de chercher la cause de leur existence ; ils semblent en parfaite harmonie avec le reste du monde, inclus dans la Nature, appartenant à un tout. L’Homme, de ce point devue, est différent, il semble être un spectateur, avoir du recul par rapport au monde . Bien que, l’Homme partage de nombreux caractères avec d’autres animaux, notamment avec le singe, dont il est très proche d’un point de vue génétique, l’Homme a cependant une particularité : contrairement à l’animal, il a accédé à la conscience de soi, et du monde qui l’entoure, ainsi il est capable de seprendre comme objet de réflexion. Dans l’expression « animal métaphysique », l’auteur présente toute la dualité de la nature humaine, l’Homme est un animal, mais le terme « métaphysique » s’oppose d’une certaine manière à cette animalité, puisqu’il fait référence à la raison, à la volonté de comprendre le monde. L’Homme est tout et son contraire, c’est un être complexe. Il est conscient de l’existencedes objets matériels, ainsi que de sa propre existence, c’est justement ce qui, selon Kant, le place « au dessus de tous les êtres vivants sur terre ». Bien sûr, il n’existe pas au même titre qu’un objet matériel. Il s’étonne d’exister, et voudrait connaître la raison de son appartenance au monde. L’Homme a toujours eu cette capacité à s’étonner, et étonnement et conscience semblent étroitementliés ; c’est comme cela qu’est née la philosophie. « C’est en ce sens qu’Aristote a dit aussi au début de sa Métaphysique : « C’est en effet l’étonnement qui poussa, comme aujourd’hui, les premiers penseurs aux spéculations philosophiques ». » explique Schopenhauer. Quelle que soit l’époque, l’Homme a toujours cherché des réponses aux question les plus simples et complexes à la fois, poussé par cetétonnement : « pourquoi est ce que j’existe ? Pourquoi le monde est tel qu’il est ? » . L’étonnement apparaît ainsi comme le moteur de la pensée, moteur de la philosophie.

L’étonnement n’est cependant pas immédiat. Schopenhauer prétend qu’il apparaît peu à peu lorsque l’Homme apprend à connaître le monde.
L’étonnement peut aussi évoluer selon l’individu ; s’il est philosophe ousavant, l’étonnement ne porte pas sur les mêmes phénomènes. L’étonnement philosophique porte sur des choses communes, banales ; « avoir l’esprit philosophique » précise l’auteur « c’est être capable de s’étonner des évènements habituels et des choses de tous les jours ». Il est nécessaire d’apporter une vision nouvelle, prendre du recul afin de s’étonner des choses les plus simples. L’étonnement...
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