Commentaire d'un extrait de nietzsche

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  • Publié le : 23 mars 2009
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« Ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine leur existence, c'est au contraire leur existence socialequi détermine leur conscience » écrit Karl Marx au XIXe siècle. La conscience est la seule chose qui démarque l’Homme de l’animal. C’est sa faculté de penser, de raisonner, d’évaluer et d’analyser. Or ici Marx sous entend que cette conscience ne forge pas l’essence humaine, mais qu’aucontraire la vie en société forgerait notre esprit. Ici nous étudierons la philosophie de Nietzsche dans un extrait de « La Généalogie de la morale »
ou il réfléchit sur la conscience morale et sur le châtiment de celle-ci. Nous pouvons dés lors nous demander d’où provient cette mauvaise conscience ? en quoi serait-elle un déchirement intérieur de l’homme ? et enfin nous nous demanderons siNietzsche n’écrirait pas au XIXe siècle les prémisses de la philosophie contemporaine.
Ainsi nous étudierons dans un premier temps la nature primitive de l’homme confronté à la société, avant d’élucider les conséquences de cette confrontation, et enfin nous verrons si Nietzsche n’écrivait pas en son temps le fondement de la pensée contemporaine.

Selon Nietzsche, à l’origine l’Homme est un êtresolitaire, de ce faite, il se place aux antipodes de la société et ainsi de toutes ses règles. Cet homme nous est décrit comme un être bien différent de la vision commune de l’homme civilisé, moderne, sociable. En effet l’auteur nous le montre comme l’évolution d’un animal plus intelligent mais également beaucoup plus cruel et indéniablement violent ( « l’homme sauvage, libre et vagabond » , « larancune, la cruauté, le besoin de la persécution »). Pourtant l’Homme être originairement violent possède le premier degré de la conscience, il sent qu’il existe, éprouve des sensations comme la faim, le froid ou le chaud, et enfin ce qui le distingue d’un animal, c’est sa faculté de ressentir des émotions, comme la peur, ou la colère.
Pourtant cet homme ne peux exister, l’homme vie en société, etqui dit société dit autrui, éducation, lois et m' urs. Lorsque l’homme accepte la vie en société, il ne peut qu’acquiescer les interdits que cela entraine, et par agrandissement, il rétrécit les libertés dont il jouissait en l’absence de celle-ci. Mais même s’il amenuit le terrain d’étendue de sa liberté, il ne se révolte pas ( « il se trouva définitivement enchainé dans le carcan de la société etde la paix ». Etrangement sa nature primaire ne le force pas à se révolter, il s’accommode de ce « carcan ». Mais il avance également vers une conscience plus haute, le deuxième degré, la conscience réflexive. L’homme n’est plus seulement conscient de son corps, de ses besoins ou de ses émotions, il s’analyse lui-même comme s’il se scrutait dans un miroir en tentant de juxtaposer l’image que lasociété dicte de l’homme, et l’image qu’il a de lui. Mais souvent en tentant de faire rentrer le « moi » dans le moule des m' urs, l’homme fait émerger ses défauts.
Ainsi à cause de l’éducation, de la société et des interdits, il découvre souvent qu’il n’est pas comme il devrait être, comme les m' urs (Habitudes, naturelles ou acquises, relatives à la pratique du bien ou du mal) lui ordonnentd’être. De ce sentiment de rejet des défauts découle l’intériorisation (« Tous les instincts …de l’homme »),l’homme retourne ses défauts extérieurs vers l’intérieur de son être. Ce jugement subjectif qui assimile bien ou mal aux comportements de l’homme est le degré final de la conscience selon Nietzsche, la conscience morale. L’homme doué de ce degré ne s’analyse plus seulement en fonction des m' ursde la société ou d’autrui, il ne se compare plus, il se juge en termes de bien et de mal, lorsque le jugement tend vers le mal, il intériorise. Or en intériorisant, il ne résout pas ses ennuis, il ne s’en débarrasse pas. Selon Nietzsche c’est tout le contraire, car de tout cela nait la mauvaise conscience. Et contrairement à son nom, Je n’en ai pas conscience. Cette mauvaise conscience se...
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