Commentaire d'un texte

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  • Publié le : 26 mars 2011
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Dans un premier temps, l’auteur nous met au courant des opinions qui courts sur la liberté et l’esclavage. « On pense » souvent que l’esclave agit sous le commandement d’autrui, sous la tutelle d’un homme qui lui dit ce qu’il doit faire ou ne pas faire. En ce sens cet homme lui arrache sa liberté car l’être commandé n’est plus capable de faire ses choix, de réfléchir par lui-même puisqu’un autrele fait à sa place. Il lui enlève donc sa liberté par le fait de le commander. Cela revient à nier sa condition d’humain ; l’homme est un être de raison capable de raisonner par lui-même et en ce sens comprendre sa vie et ses choix. En exécutant des ordres, cet homme n’a plus à se donner « la peine » de réfléchir et donc de faire appel à sa raison. La seule chose qui sache c’est faire ce quel’autre lui dit. Cependant l’auteur va critiquer cette première thèse : le fait d’obéir aux ordres d’un autre homme ne veut pas dire que celui qui obéit est un esclave. Il perd, certes, une part de liberté mais n’en est pas privé totalement. Il y a donc ambiguïté entre liberté et obéissance qui « ôte bien en quelque manière la liberté, [mais elle n’en fait pas] sur-le-champ un esclave ». La fait d’obéirne condamnerait pas l’homme à la servitude totale, elle ne serait que partielle, car « c’est la raison déterminante de l’action qui le fait ». Ce serait donc en faisant appel à sa raison que l’homme s’éloignerait de sa condition d’esclave. Et ce serait logique car la raison est une faculté qui permet à l’homme de faire recul sur ce qu’il sait et ce qu’il vit pour analyser méthodiquement etscrupuleusement afin de les fonder. Il faudrait donc une raison à l’action.
Dans un second temps, l’auteur va ensuite poser une autre opinion qu’il va, comme la première, réfuter. Il va donc critiquer la thèse selon laquelle l’homme libre est celui qui « agit selon son bon plaisir ». Suivre son bon plaisir cela voudrait dire que l’homme écouter ses désires, s’abandonner à ses passions, à ses envies,sans faire appel à la raison. D’ailleurs la raison s’oppose aux passions, aux élans irréfléchis du cœur qui poussent l’homme vers un assujettissement total. En effet, il est fait prisonnier de ses désirs, il est «captif ». En disant que l’on est libre, on entend par là que l’on fait ce que l’on veut sans aucune contrainte. L’homme qui vit sans contrainte est seul à décider de ses actions, et donc desa vie. Il semblerait qu’il soit autonome. Mais l’auteur va réfuter cette thèse car le fait de faire ce que bon nous semble c’est-à-dire rechercher l plaisir, la satisfaction, ce n’est pas ce qui rendait libre un homme. Les désirs nous rendent captifs d’eux-mêmes car ils cherchent sans cesse à être satisfaits. Pour l’auteur l’homme libre n’est donc pas celui qui agit selon ses plaisirs, car ilen serait esclave et ne serait pas capable de voir ce qui lui est utile ou non. La liberté appartiendrait à ceux qui agissent, non pas selon leur désir, mais selon leur raison. L’homme serait aliéné dans le sens où il ne cesse de suivre ses désirs, désirs qui nient sa nature d’homme : en effet il est à la fois être de désir mais aussi un être de raison. La liberté appartiendrait à celui qui consentpar la raison à ce qu’il fait c’est-à-dire qu’il en prenne conscience totalement. Selon Spinoza l’homme est libre s’il agit en connaissance de la nécessité de son action. Et c’est par la raison, faculté par laquelle l’homme est capable d’objectivité, de réflexion méthodique dans une recherche de la vérité rigoureuse et fondée, que celui-ci peut déterminer ce qui lui est utile ou non. Ilsemblerait que la liberté soit action. Celui qui agit pour un autre, dans son intérêt est esclave car il ignore pourquoi il agit, il ne voit aucune utilité à son action : il est « inutile à lui-même ». En revanche, celui qui agit en sachant pourquoi il fait cela, et en sachant l’utilité du résultat de l’action, celui-ci n’est plus esclave, il est utile à lui-même c’est-à-dire qu’il sait pourquoi il...
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