Commentaire l'aube

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  • Publié le : 7 avril 2011
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COMMENTAIRE COMPOSE SUR « AUBE »
Au XIX° siècle, la poésie se développe avec les recueils de poésie de Rimbaud, tel qu’Illuminations. Le poème Aube est à la fois novateur, par sa façon de personnifier l’Aube, et traditionnel, par son lyrisme. Ainsi dans ce poème d’A. Rimbaud, publié en 1886, l’auteur nous montre son approche d’un thème assez peu étudié. Nous nous proposons pour commencer deparler de l’idée fédératrice et générale du texte ; la nature endormie se réveille et est personnifiée par l’intervention du poète, puis de parler de la fusion entre le poète victorieux et l’Aube.
Le poète a très souvent recours au registre spatio-temporel pour montrer au lecteur que c’est par l’action du poète que la nature se réveille. L’examen du texte dans la première partie portera d’abord surle déplacement du poète et ses conséquences, puis sur la transfiguration de la nature par le « je » poétique et enfin sur la nature devenant un univers féérique.
On note tout d’abord la volonté de l’auteur de montrer que c’est lui qui par ses déplacements dans le bois qui a enclenché le réveil de la nature et la personnification de la déesse. En effet le poète nous dit que « Rien ne bougeaitencore au front des palais », ce qui nous montre que tout est endormi et qu’il est la seule entité vivante qui soit réveillée. Cependant l’auteur va se balader à travers la forêt et la « Grand’ Ville » et va entreprendre de réveiller la nature. Pour cela le poète va se déplacer suivant deux directions, de haut en bas et de l’intérieur vers l’extérieur ou alors vice-versa. En effet ce dernier va passerde « la route du bois » aux « sapins à la cime argentée ». L’auteur va aussi passer du « front des palais » à « la route du bois » et du « wasserfall blond » à la « Grand’ Ville ». Tous ces déplacements ont eu raison du sommeil de la nature. Comme on le voit au vers 6 : « les ailes se levèrent sans bruit », les éléments de la nature sont silencieux et respectent les autres et leur sommeil alorsque les hommes eux font du bruit et ne laisse pas les gens dormir. Le poète ne se déplace pas que dans l’espace, il se déplace aussi dans le temps. En au début du poème le poète nous parle d’avoir « embrassé l’Aube d’été » alors que le dernier vers nous dit qu’il est midi. Cependant le poème n’évolue pas de façon uniforme dans le temps. En effet entre les vers 1 et 21 le poème se passe durantl’Aube alors qu’entre les vers 21 et 22 il y a une ellipse et le résultat est que le vers 22 se passe durant l’heure de midi.
La deuxième caractéristique du poème est la transfiguration de la Nature grâce au « je » poétique. En effet l’auteur renforce, durant tout le poème, l’idée que c’est lui qui réalise les actions. Ainsi Rimbaud veut s’associer au personnage et montrer que l’aube représente pourlui un rêve érotique. Cependant aux vers 20 et 21 le poète se dissocie de l’action en parlant d’un enfant, il indique que « l’aube et l’enfant tombèrent au bas du bois. Cette phrase nous laisse penser que le poète cherche à donner une apparence humaine à l’aube afin de pouvoir réaliser son rêve mais que dès qu’il le réalise il s’en dissocie, en effet le poète se rend peut-être compte que son rêven’était qu’une illusion de bonheur et que le réaliser lui a retiré cette dernière. Ce dernier vers lui permet aussi l’importance du « je » poétique dans le poème
On note finalement que dans ce poème Rimbaud fait en sorte que la forêt devienne pour le lecteur un univers féérique et magique. En effet dès le vers 8 il nous indique qu’une « fleur » lui « dit son nom ». Ensuite le poète va rencontrer ladéesse » qui n’est nulle autre que l’Aube personnifiée. Afin de prouver au lecteur que la déesse est réelle et par conséquent est un être magique, il va se mettre en tête de lui retirer sa virginité en effet il parle de fleur juste avant. Il fait peut-être allusion au déflorage d’une femme. De plus l’Aube va d’abord être pourchassée par le poète, qui mendie son amour, à travers « les clochers...
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