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  • Publié le : 2 avril 2011
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Séquence 2 - L’argumentation

I - Le conte philosophique

A - Un contexte intellectuel : 18e siècle = siècle des lumières

- Kant :
Selon lui, la majorité et la minorité sont seulement des états d’esprits. La minorité c’est être incapable de penser par soi-même, choisir le chemin le plus confortable, mais prendre le risque d’être manipulé, dupé. Alors qu’être majeur, c’est avoir lecourage d’utiliser sa capacité de raisonner, s’affirmer et s‘exposer à la critique et donc être responsable. Être mineur, c’est renoncer à sa qualité d’homme. (« Qu’est-ce que les lumières ? », 1784, Kant)

- L’encyclopédie :
Réunir toutes les connaissances dans un ouvrage. Projet (lancé par « Le Breton », une librairie) confié à Diderot et D’Alembert.
On retrouve la soif de connaissance déjàprésente au 16e siècle.
Ce projet permet d’inviter le lecteur à la réflexion critique. Car plusieurs articles sont contestataires. La monarchie absolue, les inégalités et les injustices de la société y sont dénoncées.
Le projet repose sur le fait que l’homme est un être perfectible (16e siècle). Ironie utilisée donc registre polémique.
* Visée Didactique et Argumentative

- Condorcet :
Pourlui, il y a un idéal d’intégration social et un idéal égalitaire. Il insiste sur les avantages et les buts que devraient attendre l’instruction publique.
Visée : convaincre des députés. (« Discours prononcé à l’assemblée legislative le 2 avril 1792 », Condorcet)

- Montesquieu :
Texte 1 : Ironie. Il prend des exemples choquants, grotesques pour discréditer les arguments des colonisateurs. Ilridiculise leurs arguments. (« De l’esprit et des lois », Livre XV, 1748, Montesquieu)
Texte 2 : Genre épistolaire et exotisme de l’orient dissimulent la critique. Les épistoliers persans rapportent ce qu’ils observent en France. Regard étranger naïf qui permet une critique sévère sous l’apparence de la fantaisie. Les critiques visent le Roi qui profite de ses sujets, et le pouvoir religieux.(« Lettres persanes », Lettre XXIV, 1721, Montesquieu)

- Voltaire :
Contre l’intolérance religieuse. Interpellation directe à Dieu. L’Homme est un être faible. Ils devraient s’entraider plutôt que se déchirer. Voltaire choisit un déisme tolérant.
(« Traité sur la tolérance », Chapitre XXIII, 1763, Voltaire)
---> Montaigne condamnait déjà l’intolérance : « Chacun appelle barbarie ce qui n’estpas de son usage ».
B - Caractéristiques du conte philosophique

1 - Composantes traditionnelles : (Contes merveilleux)
* Récit bref, relevant de la fiction, construit selon un schéma.
* Péripéties ressemblant à celles des histoires merveilleuses.
* Temps et lieux souvent imprécis. « Il y avait une fois » = formule des contes traditionnels.
* Personnages souvent stéréotypés etprésentés rapidement, Parés de qualités par leur nature ou de naissance, témoins acteurs ou victimes de situations difficiles.

2 - Un genre contestataire : (Contes merveilleux détournés)
* Dénonciation et critique pour que l’auteur réfléchisse er prenne conscience de la réalité humaine et sociale.
* Les situations évoquées se rattachent toutes à la société dans laquelle vit Voltaire.* Les voyages des personnages sont l’occasion de la confrontation avec tous les maux contemporains : guerre, exploitation des êtres humains, intolérance, etc.
* Personnages utilisés à des fins contestataires.
* Moyens rhétoriques : Ironie, décalage, antithèses, euphémismes, hyperboles, permettent ancrage dans le monde réel et détruit l’illusion du conte merveilleux.
* Efficacitécritique redoutable.

* Le conte philosophique reprend donc les bases du conte traditionnel merveilleux mais en diffère quelque peu pour permettre un ancrage dans le monde réel permettant une prise de position du lecteur, grâce à différents moyens rhétoriques comme l’ironie, les antithèses, euphémismes, etc. La combinaison de ceci donne un efficacité critique redoutable

II - La fable

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