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  • Publié le : 11 avril 2011
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Les Acteurs de bonne foi, scène II.
L'amour, sujet vaste et complexe longuement abordé au fil des écrits et de l'art. Elle offre un large terrain d'épanouissement à l'imagination. L'oeuvre de Marivaux, Les Acteurs de bonne foi, est un exemple d'exploitation sur ce sujet. Texte théâtrale de 1757, la scène II est un passage qui met en avant la complexité des différents coupleset la comédie qu'il peut s'y jouer. On voit en premier lieu que les rapports entre les différents personnages sont mélangés par une brillante comédie jouée elle-même dans une pièce de théâtre.*(développement = rapports de forces )(intro)Alors que les quatre personnages principaux de la scène, Merlin, Lisette, Colette et Blaise, se préparent à faire une courte pièce pour divertir leur maîtres,Merlin rentre dans le jeu et décide de créer l'histoire et les divers rôles. *(hiérarchie des personnages) [Merlin > Lisette > Colette > Blaise]Chacun des différents personnages apparait de façon schématique à la lecture de la scène. Merlin débute et ferme le passage, durant cette courte scène, il parvient à créer la forme de sa courte pièce. Une hiérarchie des quatre protagonistes peut êtreétablie, Merlin en marque le haut, il prend la parole six fois et est le « metteur en scène » de l'histoire. Lisette le suit de près avec trois prises de paroles, elle qui doit tenir un rôle de « diablesse » et paraît bien le jouer puisqu'elle se place en deuxième valeur dominante. Colette et Blaise, femme devant se montrer coquette lors de la scène et son amant ne prennent la parole qu'une foischacun, l'un dans le but de parler d'appréhension sur la beauté (d'où le rôle de coquette) et l'autre pour dire qu'il aime Dame Colette. *(effet miroir)De plus, dans la scène se trouve un jeu de miroir entre les différentes prises de paroles. La sixième réplique (celle de Lisette) est le centre d'une symétrie. Merlin est le premier et le dernier à prendre la parole, ensuite Lisette est la seconde etl'avant dernière, se suit de nouveau Merlin pour les troisième et neuvième répliques, puis Blaise et Colette pour les quatrième et huitième (eux-même étant leur propre reflet), puis de nouveau Merlin pour les cinquième et septième répliques, et enfin Lisette qui en marque le centre. En regardant de plus près cet effet miroir on constate que la hiérarchie suit son cours décrit précédement, Merlinen marque le haut, Lisette arrive juste après et le couple de Colette et Blaise reste tous deux troisième. Il marque aussi la présence de la schématisation de la scène.*(rapports de forces)Dès l'entrée de la scène II, Merlin prend la parole, il commence sa phrase par un verbe à l'impératif, « allons » suivit d'un nom commun qualifiant ses compagnons comme ses « enfants ». Il montre de suite qu'ilcommande la scène et se pose déjà comme un élément de domination sur les autres protagonistes. De même il trouve une réponse à chaque fois que l'un des autres personnages prend la parole, il trouve un moyen de détourner leur méfiance en se cachant à chaque fois derrière le rôle d'un dramaturge guidant ses acteurs. Aussi, il utilise le présent de vérité générale pour affirmer ces propos. Merlin estdonc, dès le départ, le personnage marquant de la scène. Lisette quant à elle, obtient bien le rôle de deuxième caractère dominant puisqu'à chaque prise de parole elle défend une condition qui lui plaît, elle part en pensant à une pièce comique (« nous nous la donnerons à nous-mêmes ») puis elle commence à s'inquiéter et à se méfier en parlant de « raillerie » et pour finir, elle accepte de jouerla pièce en commandant immédiatement (dixième réplique) suite aux répliques de Merlin. Colette et Blaise n'interviennent que deux fois, une fois chacun, uniquement en prouvant à Merlin qu'ils sauront tenir leur rôle précédement exposé par leur compagnon et qu'ils savent déjà utiliser le ton de leur personnage. De plus, dans toute la scène, il n'y a qu'une seule didascalie présente, et celle-ci...
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