Commentaire

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  • Publié le : 3 mai 2011
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Réponse à la Question préalable :

Chacun de ces textes traite à sa façon du rapport existant entre oppresseurs et opprimés, entre riches et pauvres, ou entre privilégiés et défavorisés. On remarque tout d’abord que ces textes au sujet commun présentent leur contenu sous des genres, registres et procédés… qui diffèrent d’un texte à un autre. Le point de vue de l’écrivain est, ainsi, plusexplicite et plus singulier.

Pour « choses vues » de Victor Hugo, on a là un court récit, rapportant une anecdote vécue ou, du moins, pouvant très bien être vécue à l’époque indiquée (1846). La tonalité du texte combine à la fois, le réaliste, grâce au cadre spatio-temporel bien défini, mais aussi le pathétique, car on conçoit qu’il cherche à toucher, par cette injustice, l’empathie du lecteur, quiplus est, est accentué par l’usage de la première personne, propre à ces deux registres. Enfin, la conclusion amenée par ce texte, et qui définit le rapport entre oppresseur et opprimé, est la constatation de l’écart surdimensionné et ses conséquences engendrées, apporté par l’industrialisation, de ces deux « classes » sociales, pourtant complémentaire.

« La Ferme des animaux » écrit par GeorgeOrwell en 1945 présente par une nouvelle (quoique le livre dépasse les cent pages) sous forme de fable, une critique de l’époque post-seconde guerre mondiale où l’auteur exprime sa déception de l’évolution du régime soviétique une fois sous l’emprise de Staline. Le registre majoritairement employé est donc le registre satirique bien que celui-ci soit entièrement sous-entendu et non visible sil’on omet de faire la comparaison des faits de l’histoire du livre avec le stalinisme. Le texte, et même le livre dans son intégralité, est de type narratif et descriptif, on peut donc ajouter qu’il s’agit en fait d’un apologue (du fait aussi qu’il est sous forme allégorique).

Ensuite, « Discours de la servitude volontaire » d’Etienne de La Boétie écrit en 1576 (à 18 ans) est un réquisitoire auxregistres polémiques et satyriques s’adressant au opprimé dans le but stratégique de leur faire prendre conscience de l’injustice mise en place par la société d’ordre de leur époque, et de l’importance qu’ils jouent dans l’accès à la puissance de la classe supérieure ; un fait qu’il nomme donc la « servitude volontaire ». Ces propos humanistes tentent de pousser les pauvres en masse à ne plusenrichir, ou tout simplement, servir, ceux qui les appauvrissent. Cela peut faire penser à de l’anarchisme d’avant-garde, où l’on retrouve l’idée qu’il ne faut « ni maitre ni esclave » pour accéder à la liberté.

Enfin, la fable intitulée « Les Animaux Malades De La Peste » de La Fontaine est sans doute le texte faisant le moins référence à son époque dans ce qu’il dénonce. En effet, les tonalitésallant du comique (dérision face aux jugements des forts) au tragique (injustice envers les faibles) sont, au ressenti global, satyrique devant la partialité de la justice qui, au final, est terriblement injuste concernant la différence des sentences qu’elles donnent aux riches d’un coté et aux pauvres de l’autre, ainsi qu’à la différence des moyens dont disposent ces deux « classes » pour plaiderleur causes.

En conclusion, Ces textes traitant du même rapport ont chacun un degré d’implication différent, allant de « Choses vues » très pointu sur les dates, au « Animaux Malades De La Peste » où le rapport, dans le temps, est plus universel. De plus, leur but stratégique ne sont jamais les mêmes et ils ne s’adressent pas toujours aux mêmes personnes aux mêmes époques.

Commentaire :Ce texte fait partie d’un ensemble de note non-publié où l’auteur, Victor Hugo, y rassemblait des « choses vues » (d’où le titre) qui l’eu interpellé d’une quelconque façon dans sa vie quotidienne. L’histoire, de ce texte, que rapporte Victor Hugo dans ses carnets, se passe en 1846, deux ans avant l’abolition de la monarchie de juillet et l’abdication du roi Louis-Philippe. Le texte de Hugo...
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