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ANALYSE DE TEXTE POUR « LES DEUX COQS » DE LA FONTAINE |
Bac français 2010 |
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Deux Coqs se battaient pour des poules ; l’un mit l’autre en fuite. Alors le vaincu se retira dans un fourré où il se cacha, et le vainqueur s’élevant en l’air se percha sur un mur élevé et se mit à chanter à plein gosier. Aussitôt un aigle fondant sur lui l’enleva ; et le coq caché dans l’ombre couvrit lespoules sans crainte. |
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ZUNINO |
13/09/2009 |
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Plan pour un commentaire composé
 
Pour rédiger un commentaire composé il faut avoir un minimum de connaissances personnelles et savoir prendre en compte les documents qui sont mis à la disposition.
De ce fait il faut également savoir trouver les plans qui sont aux nombre de 3 parties contenants chacune un sous-partie. Un commentairecomposé se compose d'une introduction qui comporte 3 parties (la présentation de l'auteur, et de l'œuvre qu'il a écrite résumer en quelques lignes son œuvre.), La problématique (reformuler le sujet sous forme de question) et enfin l'annonce du plan.
Pour le plan on peut dire "Dans un premier temps, premièrement, dans une première partie on va étudier.....Dans un second temps on va voir que.....Deuxièmement......"
Rappel pour la conclusion: elle doit comporte un "genre "de résumé des parties étudiées et une ouverture vers d'autres oeuvres se rapportant (évidemment) au sujet.

Les deux coqs de La Fontaine

1. Un apologue héroï-comique :
* « Je chante des héros dont Ésope est le père » écrivait La Fontaine dans le premier recueil de ses Fables, parodiant le début de l’Énéide deVirgile. Le genre héroï-comique donne à des personnages de basse condition (bourgeois, petit peuple) des idées et un style noble : le comique découle du contraste entre le style noble de l'épopée et le caractère familier ou commun du sujet. Dès les premiers vers du texte, La Fontaine fait référence à l'Iliade en comparant le conflit des deux Coqs à la guerre de Troie ; les volatiles de la fable selivrent un combat sans merci pour une Poule, comme jadis le roi grec Ménélas et le Troyen Pâris s'affrontèrent pour la belle Hélène. Cette transposition de la mythologie grecque est évidemment parodique. La fable de La Fontaine (genre poétique mineur) ne s'apparente à l'épopée (genre poétique majeur destiné à célébrer les exploits des héros et des dieux) que pour transformer l'épopée antique enune vulgaire querelle de poulailler.
* La Fontaine recourt ironiquement au style élevé de la poésie épique pour ridiculiser les personnages qu'il met en scène. Le champ lexical de la lutte (guerre, querelle envenimée, combats, victoires), les allusions à la mythologie (v. 1 à 10) ou l'apostrophe au dieu Amour (Amour, tu perdis Troie) confèrent au combat de deux Coqs une grandeur insolite etcocasse. Le fabuliste pousse l' ironie jusqu'au pastiche (imitation de la manière d'écrire d'un auteur). En qualifiant la Poule de la fable d'Hélène au beau plumage il imite l'épithète homérique, expression désignant un être par sa principale qualité (le divin Ulysse, Achille aux pieds légers, Hélène aux bras blancs) ; il en est de même avec la périphrase la gent qui porte crête.

2. Un décalagerecherché :
* Selon La Fontaine, la gaieté n'est pas simplement « ce qui excite le rire ». Elle est davantage « l’air agréable » que l’on donne à un sujet sérieux lorsque l’on souhaite inviter le lecteur à la réflexion. La Fontaine pratique ainsi une sorte d’esthétique de la gaieté : nulle gravité dans l'évocation du combat fratricide des deux Coqs ou dans l'intervention fatidique du Vautour(v. 23), mais une légèreté, une espièglerie, un goût certain de l’incongruité et de la moquerie joyeuse. Ainsi le jeu de mots sur faire le coquet (ce terme, issu du substantif « coq ») déprécie la virilité du séducteur en suggérant qu'il n'est qu'un petit coq ; son rapprochement à la rime avec caquet, terme péjoratif, confirme cette dépréciation.
* Les différences avec le modèle d’Ésope...
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