Commerce electronique au liban

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  • Publié le : 18 juin 2011
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Alors que les ventes en ligne font rage dans plusieurs pays du monde, le e-commerce est encore au stade de balbutiements au Liban. Malgré l’essor du commerce électronique dans le monde, notamment aux États-Unis et en Europe, les ventes aux particuliers via Internet peinent à se développer au Liban. Faible pénétration de l’Internet, culture de paiement en espèces fortement ancrée, petitesdistances, risque de fraude…
raisons derrière le retard dans le décollage du e-commerce se multiplient mais le résultat est le même : la proportion des ventes en ligne dépasse rarement les 10 % chez les quelques commerçants locaux proposant ce service à leurs clients. Pour Karim Seikaly, fondateur du site marchand buylebanese.com destiné aux achats et ventes en ligne, le facteur culturel y est pourbeaucoup. « Les Libanais ne se sont toujours pas familiarisés avec la culture de l’Internet, notamment en matière d’achat en ligne. Ils préfèrent encore se déplacer pour faire leurs courses et surtout examiner le produit de près avant de l’acquérir. Les petites distances au Liban favorisent davantage ces coutumes », souligne-t-il. Son site, créé il y a plus de huit ans, propose notamment des produitsalimentaires traditionnels (thym, cacahuètes, douceurs arabes, etc) offerts par une quinzaine de fournisseurs abonnés au site. « Le nombre de transactions, qui a atteint 1 000 transactions l’an dernier, connaît une croissance annuelle de 25 à 30 % depuis la création du site. Près de 95 % des acquéreurs vivent en revanche à l’étranger, dont 60 % de Libanais expatriés », souligne Seikaly. Comme lui,Salah Chbaro, a lancé il y a dix ans un site de ventes en ligne de livres et de CD de musique arabes, baptisé neelwafurat. L’idée, qui a fait écho auprès des clients étrangers, notamment ceux vivants dans les pays de la région, semble ne pas avoir attiré en revanche de nombreux Libanais. « Ceux-ci ne représentent que 5 % du total de nos ventes », affirme-t-il. L’infrastructure nécessaire audéveloppement des transactions en ligne existe pourtant au Liban : le nombre de cartes de paiement (toutes catégories confondues), par exemple est passé de 413 000 début 2002 à plus de 1,5 million fin octobre dernier. « Mais ceci n’est pas un indicateur en soi. Certains clients, à qui l’on offre une carte bancaire à l’ouverture d’un compte, n’utilisent jamais cet outil. De plus, une même personne peutparfois détenir 5 ou 6 cartes bancaires. Enfin, pas toutes les cartes émises par les banques ne sont valables pour l’achat en ligne », souligne Seikaly. C’est le cas, par exemple, des cartes de débit, reliées à des comptes créditeurs, qui ne peuvent en aucun cas être utilisées sur Internet. « Certaines banques imposent même des restrictions quant à l’usage des cartes de crédit sur Internet, chosequi n’existe nulle part ailleurs », renchérit Salah Chbaro. Interrogée à ce sujet, la responsable du département des cartes bancaires à la Bank Audi, Randa Bdeir, affirme que certaines banques locales (la Bank Audi non incluse) ont en effet décidé de leur propre chef, sans directive aucune des autorités monétaires, « de restreindre l’usage des cartes électroniques sur Internet aux seules cartesdestinées exclusivement au paiement en ligne, afin de réduire le risque de piratage ». L’avantage des cartes Internet (e-cards, en anglais), « réside dans le fait qu’elles sont conçues de manière à ce qu’aucune reproduction frauduleuse ne puisse avoir lieu. Ensuite, celles qui sont prépayées permettent au titulaire de la carte d’injecter dans son compte uniquement le montant réservé au paiement qu’ilcompte effectuer. Ceci réduit le risque de vol à zéro. Enfin, certaines cartes Internet, à usage unique ou jetables, ne peuvent aucunement être sujettes à escroquerie après leur utilisation », explique Bdeir, selon qui, le nombre de cartes Internet offertes par la Bank Audi est passé de 200 en 2004 à plus de 5 000 à l’heure actuelle.
Le risque de piratage, une entrave
Malgré cette évolution...
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