Commetaire de voltaire "femmes, soyez soumises à vos maris"er sou

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  • Publié le : 7 décembre 2010
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Commentaire de Voltaire « Femmes, soyez soumises à vos maris »
dans Mélanges, pamphlets et œuvres polémiques, 1759-1768

Les philosophes des Lumières ont menés leur combat contre l’inégalité et tout ce qui porte atteinte à la raison et à la liberté physique, intellectuelle ou morale.
Dans cet extrait du texte satirique « Femmes, soyez soumises à vos maris » paru entre 1759 et1768 dans Mélanges, pamphlets et œuvres polémiques, Voltaire un philosophe des Lumières qui s’est retrouvé sur tous les fonts de la contestation aborde un type d’esclavage bien spécial qui est la dépendance des femmes par rapport à leur mari, la condition de la femme dans la société et l’inégalité homme-femme. Ici le genre choisi pour mener ce combat est un genre hybride à mi-chemin entre le récit,le dialogue, le discours et presque le conte philosophique cher à Voltaire.
Il met en scène l’abbé Chateauneuf qui rencontre une femme d’aristocratie, la Maréchale de Grancey, qui fulmine contre une phrase qu’elle a lue dans les Epitres de Saint Paul : « Femmes, soyez soumises à vos maris ». Elle exprime son mécontentement et expose sa vision de la femme, qu’elle défend contre les hommes enprononcant un plaidoyer fortement argumentatif.
C’est alors que nous nous demanderons quelles sont les images de la Maréchale de Grancey.
Pour répondre à cette question, nous allons d’abord montrer que la Maréchale de Grancey est une femme de caractère qui a son franc parlé, puis qu’elle est une femme des Lumières qui cherche à convaincre comme un philosophe et pour finir qu’elle est unehabile oratrice qui sait aussi recourir aux procédés de la persuasion pour emporter l’adhésion de son interlocuteur.

La première image de la Maréchale de Grancey est qu’elle est une femme de caractère qui a son franc parlé.

La maréchale de Grancey est une femme pétulante à forte personnalité qui a du tempérament. On le voit par des rafales de questions telles que « […] et pourquoisoumises, s’il vous plaît ?», « Sommes-nous donc esclaves ? », « […] une maladie de neuf mois, qui quelquefois est mortelle ? », et beaucoup d’autres encore. L’abbé de Chateauneuf n’a pas le temps de répondre. Elle fait notamment des phrases longues avec des anaphores « N’est ce pas […] ». De plus elle utilise des exclamations comme « […] que j’ai un maître ! » et des interjections « quoi ! »,« comment » mais aussi des phrases elliptiques du verbe (ligne 13) et nominales (ligne 26). Ce qui prouve aussi qu’elle a du tempérament c’est qu’elle utilise des termes violents, presque des injures qui font parti du langage familier : « des imbéciles ». Elle « lui aurais fait voir du pays » qui est une tournure familière qui montre qu’elle à la parole libre.
La maréchale de Grancey est unefemme qui n’hésite pas à parler des réalités crues de la vie en faisant allusion à la grossesse qui est « une maladie de neuf mois » mais aussi à l’accouchement et de ses « très grandes douleurs ». Elle évoque notamment les règles qui sont « des incommodités très désagréables pour une femme de qualité, et que, pour comble, la suppression d’une de ces douze maladies par an ». Elle évoque le courage desfemmes avec leurs particularités physiologiques en utilisant un champ lexical négatif.
La Maréchale de Grancey à un langage imagé et pittoresque en faisant en 2 ou 3 mouvements un croquis de l’homme qui « a le menton couvert d’un vilain poil rude », des hommes qui « ont les muscles plus forts » et qui « peuvent donner un coup de poing mieux appliqué » qui sont des jugements négatifs etprécis qui montrent sa vivacité de caractère. Elle cite la « princesse allemande » qui s’intéresse au bonheur de « ses sujets ». La « princesse allemande » est une femme active, on le voit par des verbes d’action quand elle « se lève à cinq heures du matin pour travailler à rendre ses sujets heureux, qui dirige toutes les affaires, répond à toutes les lettres, encourage tous les arts, et qui...
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