Communication financiere

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  • Publié le : 25 mai 2011
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Exercice consistant à simuler des conditions économiques et financières extrêmes mais plausibles afin d’en étudier les conséquences sur les banques et de mesurer leur capacité de résistance à de telles situations.

Les tests de résistance bancaire ont été mis en place par les Banques centrales et les Autorités en charge de la supervision bancaire (en France, la Commission bancaire et maintenantl’ACP) à la fin des années 1990. Dès cette époque les crises bancaires et financières plus fréquentes et notamment la crise asiatique de 1997, avaient mis en évidence le rôle de la détérioration des facteurs macro-économiques (évolution de la consommation et des investissements, récession…) dans le déclenchement des crises bancaires. Ces facteurs n’étaient pas suffisamment pris en compte dans lesautres méthodes de régulation et de supervision bancaires (ratios prudentiels, contrôle interne des risques, suivi individuel des établissements financiers par les autorités de supervision comme par les agences de notation).

L’opération consiste à définir plusieurs scénarios à un horizon d’un ou deux ans qui seront appliqués aux portefeuilles des banques (crédits, placements, dette) afin demesurer leur évolution. Un premier scénario dit de base ou central, reprend les principales prévisions macroéconomiques existantes. Les résultats obtenus en appliquant ce scénario sont alors comparés à ceux que génère un autre scénario, dit dégradé ou extrême. Ce dernier table généralement sur un fort ralentissement de la croissance, souvent même une récession, une hausse du chômage, une chute desmarchés boursiers, une hausse des crédits non remboursés…Il s’agit d’étudier non seulement les risques pouvant peser sur tel ou tel établissement financier soumis au test mais aussi les risques de contagion pouvant générer une instabilité du système financier. Les chocs étudiés doivent être importants mais réalistes. Ils ont une probabilité faible mais non nulle.
Les tests sont en général conduitsselon une logique « top down », de haut en bas, pour mesurer l’effet de chocs globaux sur l’ensemble du système bancaire et l’effet spécifique sur les grands groupes bancaires. Des analyses « bottom up » (partant du bas) sont aussi menées sur une base individuelle à l’échelle des banques elles-mêmes, et peuvent éventuellement être agrégées par les Autorités de supervision. Le test vise à mesurernotamment l’impact du choc macro-économique sur les volumes et les risques de crédit portés par les banques, sur la valeur de leurs actifs et in fine sur leur ratio de solvabilité.
Un test doit ainsi faire apparaitre la capacité des banques à affronter les tempêtes économiques éventuelles, la sous capitalisation éventuelle de certaines d’entre elles et la fragilité éventuelle d’un systèmebancaire national lorsque une proportion non négligeable d’établissements d’un même pays n’obtient pas des résultats satisfaisants à un test. Dans ce cas, les banques devront, soit augmenter leurs fonds propres (avec ou sans l’appui des Etats), soit opérer des restructurations (réductions des engagements de crédits, concentrations…).
En 2009 aux Etats Unis

Les tests conduits avant la crise dessubprimes n’avaient pas décelé la gravité de la crise bancaire qui provenait d’évolutions macro économiques défavorables comme le recul des prix de l’immobilier aux USA. Les tests de résistance n’avaient pas fait mieux que les agences de notation. Après le choc lié à la faillite de la banque Lehmann Brothers en septembre 2008, un test de résistance à grande échelle a été conduit et rendu public en mai2009 aux Etats-Unis par le Gouvernement et la Banque Centrale des Etats Unis. 19 banques les plus importantes ont été soumises au test. 9 sont apparues suffisamment capitalisées. Les autorités ont exigé des 10 autres de se recapitaliser à hauteur de 75 milliards de dollars pour l’ensemble d’entre elles. Des critiques ont été portées notamment sur l’insuffisante sévérité des hypothèses et des...
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