Communication interculturelle

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  • Publié le : 8 mai 2011
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L‘anthropologie au XIXème siècle est dominée par l‘évolutionnisme. Lewis Morgan
(1818-1881) donna à ce mouvement son expression la plus achevée dans La Sociétéarchaïque (1877) qui marquait le passage des individus d‘une société au stade « sauvage »
à un stade « barbare » pour arriver à une civilisation. Mais au XXème siècle,les
anthropologues découvrent que les sociétés dites primitives ont aussi une culture et
qu‘elles ne répondent pas aux schémas de l‘évolutionnisme. On pense ici àLévy-Bruhl et à
sa Mentalité primitive, comprise comme une logique associative, un réalisme du rêve et de
la magie. Mais on passa vite à l‘idée d‘évolution, différenciée cependant, desgroupes en
humains en fonction de leurs contextes : par exemple, une tribu isolée de Tasmanie a elle
aussi évolué et n‘a pas stagné à l‘époque préhistorique ! Franz Boasest l‘un des
protagonistes de cette révolution conceptuelle et il émet l‘hypothèse selon laquelle la
culture d'un peuple est plus déterminante que les conditionsbiologiques ou que la « race »
pour comprendre les comportements. Il reste alors persuadé qu'il faut étudier la culture, qui
possède sa propre logique et son autonomie. Boas va inspirernombre de ces successeurs
dont Robert Lowie, Alfred Kroeber, Edward Sapir, Ralf Linton et Ruth Benedict. Ainsi
l‘étude des cultures prend le pas sur l‘étude des races. Les deuxderniers anthropologues
précités donnèrent naissance au culturalisme. Ce courant - qui domina la sociologie
américaine des 30 aux années 50 - tente unedescription de la société en mêlant
anthropologie et psychanalyse et a pour but de rendre compte de l‘intégration sociale. On
constate aujourd'hui un courant mêlant gènes et cultures.
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