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  • Publié le : 30 août 2010
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2ème Partie : L’Environnement de l’apprenant et l’échec scolaire : Eléments pour une analyse sciatique

Chapitre 1 : L’environnement macro-économique de l’Etat et ses répercussions sur la famille

Section 1 : Le cadre macro-économique global
Ce cadre s’appréhendera pour l’examen de la situation économique global du pays et son incidence sociale générale sur la vie des populations.Paragraphe 1 : Les réalités de la crise actuelle
Le phénomène de l’échec scolaire est analysé dans un cadre économique marqué essentiellement par la crise politico-militaire que la Côte d’Ivoire expérimente depuis près d’une décennie.
En effet, la crise déclenchée le 19 Septembre 2002 a entrainé un exode massif de 1,7 million de personnes, l’abandon des zones de conflits parl’Administration Publique.
Ainsi que des entreprises privées et la destruction de nombreuses infrastructures. Ce vaste mouvement a eu des conséquences économiques.
Conséquemment pendant les six (06) premières années du conflit. La croissance économique affiche (0,4%), largement inférieur à celle des autres pays de l’UEMOA (4,1%) et de l’Afrique subsaharienne (4,9%).
De nombreuses entreprisestenus par les non nationaux quittent le pays ou réduisent très fortement leurs activités en attendant la fin de la crise. De même, les investissements étrangers directs baissent. Ce repli de l’activité économique aggrave le chômage dont le niveau était déjà très élevé avant la crise notamment parmi les jeunes.
Le secteur financier se trouve durement touché avec la fermeture de presque toutesles agences des banques, au nombre de 19, installé dans la zone centre Nord-ouest.
Des centres performances sont notés au niveau fiscal et de la transparence en raison de la chute des revenus, de l’augmentation des dépenses liées à la crise et des difficultés comptables.
Eu égard à la place prépondérante qu’occupe la Côte d’Ivoire dans l’économie régionale, ces développementséconomiques affectent négativement la production et le commerce régional, en particulier dans les pays voisins.
L’Etat éprouve pendant longtemps les difficultés à tenir ses engagements extérieurs bien que le service de la dette représente une promotion de plus en plus faible des exportations qui connaissent un accroissement significatif.
Cette situation ne peut que créer des conséquencessociales profondes.

Paragraphe 2 : L’incendie social général
La Côte d’Ivoire connait traditionnellement une forte croissance démographique, comme la quasi-totalité des pays en développement. Au cours des derniers recensements effectués en 1975, 1988 et 1998, sa population a été chiffrée respectivement à 6.709.600 ; 10.815.694 puis 15.366.672 habitants.
En 2005, la Côted’Ivoire compte approximativement 19.800.000 habitants.
Cette croissance démographique aussi rapide a inéluctablement une incidence sur l’emploi.
Concernant l’emploi, il est à noter que l’évolution de l’emploi est généralement influencée par la croissance économique.
En effet, en 2005, le nombre d’emploi est estimé à 6.006.190. Et en raison de la crise politico-militaire, l’outil deproduction étant considérablement détruit, bon nombre d’ivoirien en âge de travailler se trouve en chômage technique.
En 2002, le taux de chômage représente 6,2% de la population active soit 402.274 chômeurs sur une population active de 6.502.115. La situation du marché du travail en Côte d’Ivoire étant à l’image de l’Afrique subsaharienne, l’offre reste généralement en-deçà de la demandeet conduit à un déséquilibre inéluctable qui pousse les salaires à la baisse.
Ce tableau s’explique d’une part par des problèmes structurels et d’autre part, par une mauvaise conjoncture économique.
Et les conséquences de ces déséquilibres sont entre autres la pauvreté dont l’indice atteint 40,3% en 2004, mettant le pays au 92ème rang de 108 pays en développement. Ces temps...
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