Comparaison raphael, picasso, tableau "les trois grâces"

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  • Publié le : 15 décembre 2011
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La représentation du nu à beaucoup évoluée dans l’histoire de l’art.
A la renaissance, l’art a suivi sa propre voie, avec des supports différents de ceux de l’Antiquité (peinture sur toile, fresque, sculptures…) et beaucoup d’innovations quand à la technique, la peinture à l’huile, la perspective linéaire, le sfumato…, qui lui donnent des caractéristiques propres.
A cette époque, le nu devientun sujet à part entière et exprime une esthétique nouvelle.
Au début les corps étaient très corpulents pour montrer que l’on entrait dans une nouvelle ère d’opulence mais surtout parce que les humanistes voulait placer l’homme au centre du monde.
Plus tard les corps musclés font leur apparition, ainsi que les corps en mouvement.
Le nu féminin, même si il exprime un idéal de beauté, commence àtraduire un certain érotisme qui va poser quelques problèmes dans la réception des œuvres à cause des mentalités de l’époque. Mais la représentation de la femme se veut plus pragmatique et se libère des entraves religieuses et morales.
Il fallait tout de même trouver un moyen de ne pas choquer donc, soit la pose masquait ce qu’on ne voulait pas montrer soit un cache sexe était utilisé ou, quand iln’y avait ni l’un ni l’autre le sexe était pré pubère comme dans l’Antiquité.
Il faut attendre la fin du XIXe siècle pour commencer à voir des reproductions fidèles et impitoyables du corps humain.
Peu de temps après qu’il ait été devenu possible de représenter le nu sans exagération ni altération mais simplement comme il était, l’art s’est à nouveau détourné de la réalité. En effetl’apparition du cubisme qui est caractérisé par un langage géométrique et une multiplicité des points de vue marque un tournant dans l’histoire du nu qui ne sera jamais plus ce qu’il était. Les théories cubistes en ont totalement changé ses représentations pendant un temps avec le traitement de la nature par le cylindre, la sphère, le cône, le tout mis en perspective mais l’expressionisme abstrait ne quittepas la thématique traditionnelle du nu qui reste perceptible.
Les deux œuvres proposées pour l’analyse, l’une de l’espagnol Pablo PICASSO réalisée en 1907 et l’autre de l’italien Raphael réalisée entre 1504 et 1505 s’inscrivent parfaitement dans la représentation du nu féminin. Toutefois nous pouvons constater que, d’une œuvre à l’autre, et donc, d’une époque à l’autre, les représentations sonttotalement différentes.
Mais en quoi ces deux œuvres s’opposent-elles quant à la représentation du corps féminin et quels changements cela montre-t-il ?
Afin de répondre à cette question, nous mettrons en évidence par l’analyse comparative ce qui sépare ces œuvres, visuellement et dans leur conception, avant de montrer en quoi les différences observées montrent les changements qui se sont opérésentre la représentation du XVIe siècle et celle du XX siècle.

I. analyse comparative
Ici, l’une des œuvres, datée du début du XVIe siècle, est une peinture à l’huile sur bois réalisée par Raphael sans doute à Urbino. Elle est de petites dimensions et de forme carrée. Cette peinture représente les trois grâces nues, qui sont des déesses grecques représentant la séduction, le charme, l’amour,la beauté, le désir et le plaisir d’où le titre de l’œuvre, Les trois Grâces. Ce sont les filles de Zeus et de la nymphe Eurynomé. Elles étaient connues chez les grecs anciens sous le nom de Charités. Euphrosyne représente l’allégresse, Thalie l’abondance extrême et Aglaé la splendeur. Cette représentation s’inspire donc d’un thème mythologique.
L’autre, datée de 1907, est une toile peinte àl’huile par Pablo PICASSO à Paris et actuellement conservée au Musée d’art moderne (MOMA) de New-York. Elle est de très grand format et de forme rectangulaire. Cette peinture représente cinq femmes partiellement nues dans une scène quotidienne de maison close Picasso s’en étant inspiré dans le rue d’Avignon à Barcelone, ce qui explique ainsi le titre de l’œuvre, Les Demoiselles d’Avignon.
Les...
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