Composition asie dans la guerre froide

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  • Publié le : 30 décembre 2010
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La guerre froide (anglais : Cold War, russe : Холодная война, Kholodnaïa voïna) est la période de tensions et de confrontations idéologiques et politiques entre les deux superpuissances que furent les États-Unis et l’Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) et leurs alliés entre 1947 et 1991, année de l'implosion de l'URSS et de la dissolution du Pacte de Varsovie.
C’est en 1947,sous la plume de l’homme d’État américain Bernard Baruch, que l’expression « Cold War » apparaît pour la première fois[1]. Elle est vite popularisée par le journaliste Walter Lippmann[2]. D'après Raymond Aron, il s'agissait d'une « guerre limitée » ou « paix belliqueuse » dans un monde bipolaire où les belligérants évitaient l’affrontement direct[3]- d'où l'expression : « Paix impossible, guerreimprobable ».
De nombreux conflits, depuis la guerre de Corée, la guerre du Viêt Nam jusqu’à la guerre d'Afghanistan, ont illustré l'opposition indirecte entre Soviétiques et Américains, avec la participation de leurs alliés respectifs. Les pays du tiers-monde tels que l’Inde de Nehru, l’Égypte de Nasser et la Yougoslavie de Tito formèrent pour un temps le mouvement des non-alignés, proclamant leurneutralité et jouant de la rivalité entre les blocs pour obtenir des concessions.

La guerre de Corée (1950-1953)[modifier]
Article détaillé : Guerre de Corée.

Des marines à Séoul, en septembre 1950
La guerre de Corée[21],[22] a pour contexte la victoire de Mao Zedong sur le nationaliste Tchang Kaï-chek en Chine : la République populaire de Chine est proclamée par Mao le 1er octobre 1949.Les États-Unis appliquent leur doctrine d'endiguement, qui s'oppose à l'expansion du communisme par la force, au bénéfice de la Corée du Sud, pays attaqué par une puissance communiste. La réaction américaine a aussi une explication stratégique : laisser la Corée du Nord accomplir impunément son agression contre un allié américain augmenterait le risque d'un basculement d'allégeance du Japon parceque trop isolé face aux puissances communistes.
Après la défaite japonaise en août 1945, la Corée est coupée en deux au niveau du 38e parallèle : au Sud, la République de Corée, proaméricaine, dirigée par Syngman Rhee, au Nord, la République populaire de Corée, prosoviétique, dirigée par Kim Il Sung.
En 1948 et en 1949, les armées soviétiques et américaines quittent leurs zones d’occupationrespectives, de part et d’autre du 38e parallèle.
Le 12 janvier 1950, le secrétaire d’État américain Dean Acheson déclare devant des journalistes que le périmètre de défense des États-Unis comprend les îles Aléoutiennes, les îles Ryūkyū, le Japon et les Philippines. En d’autres termes, la Corée n’en fait apparemment pas partie.
Le 25 juin 1950, l’armée nord-coréenne franchit le 38e parallèle, avecl’accord de Staline, encouragé par les déclarations américaines.
Le 27 juin, les Nations unies condamnent l’agression nord-coréenne et décident de venir en aide à la Corée du Sud. Depuis février 1950, afin de protester contre la présence de Taïwan et non de la Chine populaire, l’URSS boycotte les séances du Conseil de sécurité et n’a donc pas pu mettre son veto à cette résolution. Le général MacArthur, le vainqueur du Pacifique, est nommé commandant en chef des forces de l’ONU, formées en majeure partie de contingents américains, mais aussi de troupes britanniques, françaises, australiennes, canadiennes entre autres.
Fin septembre 1950, MacArthur atteint la frontière chinoise.
En octobre, devant l’intervention de 850 000 « volontaires du peuple chinois », en fait des troupes régulières, ildoit se replier sur le 38e parallèle, où le front finit par se stabiliser en mars 1951.
Pour remporter la victoire, MacArthur propose alors un plan d'escalade du conflit à Truman : bombardement de la Mandchourie, blocus naval des côtes chinoises, débarquement des forces du général Tchang Kaï-chek en Chine du Sud et, le cas échéant, emploi de l’arme atomique. Truman, qui est convaincu qu’une...
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