Composiyion : le fascisme en italie et en allemagne

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  • Publié le : 4 juin 2011
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Introduction :

La fin de la première guerre mondiale aurait du voir la création d'un monde plus pacifiste, plus démocratique, et des dirigeants prêt à diverses concessions pour éviter la reproduction des erreurs passées, et donc pour que cette guerre soit « la der des ders ». Mais, au contraire, cette période d'entre-deux-guerres va voir le développement d'un nouvel ordre social, d'unnouveau type de régime politique : le fascisme. Si à l'origine, ce terme désignait le régime italien de Benito Mussolini, le terme désigne généralement un régime politique fondé sur un parti unique, dirigé par un seul homme possédant tous les pouvoirs. Ces régimes sont caractérisés par un pouvoir autoritaire et nationaliste. Dans les années 20 et 30, deux états européens fascistes s'affirment : ils'agit de l'Italie de Mussolini, et de l'Allemagne, gouvernée par Adolf Hitler. Ces deux États s'opposent aux démocraties européennes, mais aussi au communisme de l'URSS. Ils revendiquent chacun la puissance de leur nation, celle ci étant bâtie à l'image de leur dirigeant. Il s'agit de se demander comment et pourquoi ces régimes totalitaires se sont imposés. Dans un premier temps, nous verrons commentHitler et Mussolini ont ils imposés progressivement les idées fascistes, puis nous traiterons les caractéristiques du fascisme, et enfin nous nous intéresserons aux conséquences de ces régimes.

I-La montée en puissance du fascisme :
1) Des sociétés bâties sur un ressentiment par rapport à la 1GM

En 1918, alors que l'Europe sort de la première guerre mondiale, les mesures prises par lesvainqueurs portent déjà les germes de la guerre de 1939. En effet, l'Allemagne, aussi bien que l'Italie, sont mécontents de la paix infligées par les vainqueurs. Tout d'abord l'Allemagne est bien entendue considérée comme la grande perdante, mais aussi comme la coupable de la guerre : elle doit donc payer ses « dettes » tout en tentant de reconstruire son territoire. La république de Weimar imposéeau pays par le traité de Versailles déplait fortement alors : on lui reproche de se plier aux exigences de la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis. Les anciens combattants revenus du front sont quant à eux la nouvelle honte du pays, le symbole vivant de la défaite. Ils sont mis à l'écart de la société, pauvres, sans logements, sans ressources, aucune pension, aucune indemnité ne leur seraversé.
En Italie, la situation n'est guère plus brillante alors car bien que le pays soit considéré comme un des vainqueurs de la guerre, il ne reçoit aucune gloire, et est à peine considéré par les autre puissances. Les italiens ressentent un profond mécontentement par rapport à la distribution des territoires entre les vainqueurs et parlent alors d'une « victoire mutilée ». La monarchieconstitutionnelle est donc en crise au même titre que la « république » allemande imposée. Ces deux pays lésés par la guerre ressentent donc des volontés de nouvelle puissance et d'affirmation au niveau européen et mondial par rapport aux forces anglaises, françaises et américaines.

2) Un contexte de crise économique
L'autre problématique de ces pays qui permettra l'extension des ces totalitarismesest le contexte économique difficile. En Italie, la fin de la guerre donne lieu à une immense pauvreté. Les victimes de la guerre sont nombreuses. Les industries de guerres mises en avant durant la première guerre mondiale vivent une reconversion difficile. Le chômage dans ces deux états atteint des sommets et la croissance est quasi nulle : il s'agit plutôt de réparer les dégâts de la guerreplutôt que de réellement inover. En 1929 l'Allemagne sera encore plus gravement touchée en raison de krach boursier : elle tombe alors dans une importante crise, les rares industries s'étant remises de la guerre font rapidement faillite. Il y a plus de 40 millions de chômeurs en plus entre 1929 et 1932, et la production industrielle est en chute libre. Ce sont donc deux états fragiles, dans un état...
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