Comptabilité

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  • Publié le : 14 octobre 2009
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Historique
À la fin des années 1950, le continent africain se réveille. Passant de l'ère des dominations impériales à l'ère de l'indépendance, les nouveaux pays africains, tout comme ceux issus du Proche et Moyen-Orient et de l'Asie, changent considérablement le visage des Nations Unies. Les nouveaux joueurs amènent avec eux de nouveaux enjeux. Pour avoir plus d'impact en matière d'aide audéveloppement, la Communauté internationale, par le biais du Conseil économique et social (ECOSOC), crée des commissions dites régionales. C'est ainsi qu'en 1958, la Commission économique pour l'Afrique (CÉA) voit le jour. Il s'agit de l'une des 5 commissions régionales mises en place sous l'égide de l'ECOSOC. Conséquemment, la CÉA relève directement de l'ONU. Comme son nom l'indique, cette commissionopère en sol africain. Son siège se trouve en l'Éthiopie, dans sa capitale Addis-Abeba.
La Commission économique pour l'Afrique a pour mandat de « relever les défis auxquels les 53 États Membres sont confrontés en matière de développement économique et social »1.
Ainsi, la promotion de la bonne gouvernance, la mise en place de réformes économiques, la lutte contre le VIH/SIDA, la promotiondu commerce équitable, l'intégration régionale, la prévention des crises et l'éradication de la pauvreté sont quelques exemples de luttes menées par les membres de la CÉA pour atteindre cet objectif. Partie intégrée de l'Organisation des Nations Unies, la Commission économique pour l'Afrique dispose d'une tribune de choix pour encourager la coopération entre membres de la communauté internationalepour le développement de l'Afrique.
Pour appuyer les États Membres dans leur développement, la CÉA se fixe plusieurs objectifs. Mentionnons:
Consolidation des partenariats
La CÉA joue le rôle de « rassembleur » des dirigeants, chefs d'État et hauts fonctionnaires africains, dans le but d'obtenir des consensus au sujet de perspectives de développement pour l'Afrique. Ainsi, sontorganisés, des forums de discussion, des groupes de travail au mandat précis (ex. : groupe africain sur les Cadres stratégiques de lutte contre la pauvreté (CSLP)), des consultations entre États Membres de la CÉA et États Membres de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), où les ministres des finances africains et ministres homologues de l'OCDE partagent leur expertise,des rencontres thématiques (ex. : femme et développement, développement durable, commerce, coopération régionale) et des réunions entre agences des Nations Unies et les partenaires africains (gouvernements, chercheurs, organisation de la société civile, secteur privé).
Communication et partage des connaissances Pour favoriser la communication et le partage des connaissances sur lecontinent africain, la CÉA élabore des stratégies telles que, la publication papier et « en ligne » de documents portant sur les aspects clé de l'effort fourni en Afrique par la CÉA (gouvernance, intégration régionale...), le développement d'émissions de radio et de CD-ROM sur différentes causes chères à la CÉA (question de genres, lutte contre VIH/SIDA?), des projets de collaboration avec les milieuxuniversitaires, les institutions de recherche, les organisations de la société civile pour favoriser la diffusion du savoir, des projets de développement d'une assistance technique et d'un soutien aux activités des sous- régions africaines, des services consultatifs à la demande des États Membres et la création d'ateliers et de séminaires de formation, de programmes de bourses et de stagespratiques faisant appel à des experts, universitaires et chercheurs invités ciblés pour les citoyens africains.
La CÉA compte 53 États Membres pouvant être divisés en trois groupes linguistiques : l'anglais (1), le français (2) et l'arabe (3). Il est important de noter que certains membres appartiennent à plus d'un groupe.
Tous les États sur le territoire africain font partis de la Commission...