Compte-rendu histoire des choses banales de daniel roche

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  • Publié le : 29 mars 2011
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Livre : Daniel ROCHE, Histoire des choses banales. Naissance de la consommation XVIIIème-XIXème siècle, Paris, Fayard, 1997, 329 p.
Histoire des choses banales est un ouvrage de Daniel Roche, historien français spécialisé dans l’histoire culturelle et sociale de la France de l’époque moderne. Dans cet ouvrage, Daniel Roche s’intéresse au quotidien des contemporains de l’Ancien Régime en étudiantleur consommation, la production favorisant cette consommation, etc… Il va ainsi établir la chaine de la consommation, de la fabrication du produit à son usage. Il va expliquer qu’est-ce qui motive cette consommation, en fonction de l’origine sociale, du rang social, de l’urbanisation, etc… Dans cet ouvrage qui se veut avant tout historique, Daniel Roche va également adopter une approchesociologique et économique. Pour mener à bien son travail de recherche, Daniel Roche s’appuie essentiellement sur des témoignages de l’époque, de statistiques démographiques ou bien économiques. Il décompose son ouvrage en deux temps. Un premier temps où il établit un lien étroit entre production et consommation définissant alors le cadre de cette consommation, traitant de l’essor de l’urbanisationparallèlement à l’essor de la consommation et distingue les types de consommations en fonction du niveau social. Dans un second temps, il traite clairement du quotidien des habitants du XVIIIème siècle, du type de maison, à son mobilier, de l’alimentation à la mode vestimentaire ainsi que des besoins vitaux tels que l’eau et le chauffage.
La consommation est motivée par un grand nombre d’élément. Lecadre naturel et la cadre humain sont deux premiers éléments majeurs à la consommation. L’Homme s’approprie un cadre naturel mais sa production et sa consommation resteront dépendantes de ce cadre. (p.30) L’Homme doit faire face aux conditions naturelles, aux climats, etc… Ainsi, l’Homme s’adapte et l’agriculture prend différente forme en fonctions des régions. Comme exemple d’espace agricoleaménagé par l’Homme, Daniel Roche va prendre la trilogie des terroirs des agricultures méditerranéennes. (p.35) Il aborde alors la décomposition de la terre : le saltus, l’espace le moins fertile servant de bétail aux animaux, la sylva, la « vieille forêt » méditerranéenne, et l’ager, la partie la plus fertile du territoire. Il évoque la France des bocages ou encore la France septentrionale desopenfields. Ce découpage des paysages agricoles de l’agriculture visible au XVIIIème siècle est le même que l’on retrouve aujourd’hui en France. Pour favoriser la consommation, l’Homme a donc été stratégique afin de passer au-dessus des contraintes naturelles dès le XVIIIème siècle. De plus, la ville est un nouvel élément, au XVIIIème siècle qui favorise la consommation. En effet, Daniel Roche vacaractériser la ville selon trois critères faisant d’elle un lieu idéal pour l’essor de la consommation. Premièrement, la ville se caractérise par une architecture en rupture avec celle des campagnes, lui donnant alors une nouvelle forme de vie. Deuxièmement, la ville est un lieu privilégié favorisant la consommation de par ses franchises et ses libertés fiscales que le Royaume lui accorde bien souvent. Ledernier critère, enfin, est la démographie urbaine qui augmente au XVIIIème siècle. Les villes, à l’époque moderne, ne sont pas l’objet d’une construction nouvelle mais sont le développement et la modernisation de villages anciens. Ce développement se fait par l’accroissement considérable de la population citadine. En 1725, on chiffre cette population à quatre millions. En 1790, elle est chiffréeentre cinq et six millions soit une hausse de 15 à 20%. (p. 48) L’opposition entre ville et campagne est très marquée en temps de crise où les différenciations sociales se font ressentir davantage. (p.52) De plus, l’impôt défavorise la campagne, puisqu’elle est investi pour une plus grande part dans la ville (monuments, équipements, etc…) Les foires et marchés constituent un haut lieu de la...
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