Compte rendu sur la ferme des animaux d'orwell

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  • Publié le : 11 mai 2011
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Manon Arfeuillère

1ère L2

Compte-rendu de lecture sur le roman de George Orwell,

La Ferme des Animaux,

Écrit en 1945.

George Orwell, lorsqu’il avait voulu publié son texte, avait rencontré bien des difficultés. Face au refus de quatre éditeurs successifs, aux pressions du « Ministère de l’Information », et au climat de censure « stalinophile » (ou pro-stalinnien, je ne sais pascomment on dit) qu’il régnait à l’époque en Angleterre, l’auteur avait pourtant persévéré, et finalement réussit, heureusement ! Mais pourquoi tant d’acharnement contre cette sorte de petite fable animalière ?

Et bien on le comprend facilement une fois le livre fini : c’est simple, il s’agit d’un apologue qui condamne l’ensemble du régime autoritaire de Staline et ses doctrines. C’est simple, etc’est remarquable : en peu de pages, Orwell réussit à montrer à la fois la genèse du communisme soviétique et ses dérives, le tout en respectant habilement les conventions de la Fable. Ainsi, les animaux de son roman pensent, parlent, et agissent comme les humains qu’ils détestent tant. Mais surtout, comme on va le voir dans le résumé ci-dessous, ils reproduisent les mêmes erreurs.

Imaginez doncune ferme avec de tels animaux. Une ferme, où, en dépit de toutes les idées reçues qu’il peut exister, le cochon est l’animal le plus intelligent. Une ferme où un fermier autoritaire tyrannise ses bêtes du matin au soir. Une nuit donc, en réponse à de pareils traitements, un vieux cochon, Sage l’Ancien, réunit tous les animaux et leur parle de révolte. Il leur fait miroiter la perfection d’une viede liberté, d’une vie où ils ne seraient plus esclaves du joug humain. Trois jours après, il meurt, mais ses idées restent dans toutes les têtes, et les autres gorets décident finalement de les mener à bien : la révolte est déclarée, les hommes chassés, les animaux victorieux. Ainsi, sous le commandement de deux cochons, Napoléon et Boule de Neige, les bêtes commencent alors à organiser leurnouvelle liberté. Ils rédigent Sept commandements, censés représenter leur indépendance totale vis-à-vis des hommes, et les principes de leur communauté toute neuve :

-Tous deux pattes est un ennemi.

-Tout quatre pattes ou volatile est un ami.

-Nul animal ne portera de vêtements.

-Nul animal ne dormira dans un lit.

-Nul animal ne boira d’alcool.

-Nul animal ne tuera un autre animal.-Tous les animaux sont égaux.

Mais au fil des jours, Napoléon s’impose en tant que seul et unique chef. Il évince son rival, Boule de Neige, et impose aux animaux le culte de la personnalité (la sienne, évidemment.). Il met en place une logique de propagande, et parvient à convaincre ses compagnons que son ancien complice n’était qu’un traître. Il s’installe ensuite dans la maison dufermier et passe ses soirées à trinquer avec ses amis les autres cochons. Il va même jusqu’à dormir dans le lit du fermier et à faire tuer les animaux considérés comme rebelles. Surtout, alors que les bêtes souffrent de plus en plus cruellement de la faim, les gorets, eux, engraissent jour après jour. Dans un accès de lucidité, les animaux décident de relire les commandements, mais ils ne sont plusceux dont ils se rappelaient. Trois d’entre, par exemple, disent maintenant : « Nul animal ne dormira dans un lit ave des draps. », « Nul animal ne boira d’alcool à l’excès. », « Nul animal ne tuera un autre animal sans raisons. ». Un beau jour, Napoléon décide de faire alliance avec les hommes : lorsque les autres animaux voient les cochons et les hommes côte à côte, ils sont étonnamment incapablesde les différencier.

C’est là dessus que s’achève donc la fable de George Orwell. Si on y réfléchit, on se rend compte que la boucle est bouclée, et que la circularité du récit donne une leçon assez pessimiste : le sort des animaux à l’issue du récit est, sinon pire, aussi misérable qu’au début.

Il ne faut pas se laisser tromper par l’aspect simplet que revêt le récit d’Orwell. Si le...
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