Conclusion decolonisation

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Composition :
La France face à la décolonisation
de 1945 à 1962



INTRODUCTION

La 2ème guerre mondiale a ébranlé la position de la métropole, et remis en question le maintien de la domination française dans un empire colonial parvenu à son apogée à la fin des années 30.
La France, enlisée dans un régime d'assemblée faible et instable, n'a pas perçu la montée dans ses colonies dumouvement d'émancipation des peuples indigènes.
N'ayant pas comme le Royaume-Uni d'expérience en matière de décolonisation, elle a conservé l'illusion que quelques aménagements suffiraient à y maintenir son emprise, et elle a donné constamment l'impression, jusqu'en 1958, d'être ballottée par des événements sur lesquels elle n'avait pas prise, et de tourner le dos à une évolution devenueinéluctable.



I. Maintenir ou transformer l'Empire ?



A. Les tensions de l'après-guerre


1. En Algérie

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Les émeutes de Sétif.
Dès 1945, la décolonisation s'engage très mal en Algérie, avec la répression sanglante des émeutes de Sétif, qui humilie le mouvement nationaliste algérien et conforte de façon illusoire les Français d'Algérie dans leur refusdes réformes.

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Le statut de 1947.
Il instaure une assemblée algérienne élue selon un mode de scrutin très inégalitaire ( double collège ) qui lèse la majorité musulmane.
Ce mode de scrutin, considéré cependant comme trop libéral, est saboté par les Européens qui font pression sur les gouverneurs généraux successifs pour qu'il ne soit pas appliqué.

2. EnIndochine

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La République démocratique du Vietnam.
Proclamée au Tonkin à la faveur de la défaite japonaise par le communiste Hô Chi Minh, elle correspond à la volonté de ce dernier d'instaurer sans attendre l'indépendance et l'unité de trois provinces indochinoises ( les 3 Ky ) : le Tonkin au nord, l'Annam au centre et la Cochinchine au sud.
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L'accord Hô ChiMinh-Leclerc-Sainteny.
En mars 1946, le général Leclerc et le Commissaire français Sainteny, envoyés au Tonkin pour y rétablir la souveraineté française, engagent des négociations avec les nationalistes vietnamiens, et signent avec Hô Chi Minh un accord.
Cet accord, qui reconnaît l'existence d'un Vietnam « libre » au sein d'une Fédération indochinoise intégrée à l'Union française etcomprenant également le Laos ainsi que le Cambodge, ménage une possible émancipation en douceur.

*

Le début de la guerre d'Indochine
L'accord Leclerc-Sainteny-Hô Chi Minh devient cependant inapplicable, dès lors que le Commissaire Thierry d'Argenlieu proclame de son côté au sud, une République de Cochinchine.
Après l'échec de la conférence de Fontainebleau, Thierryd'Argenlieu devenu Haut Commissaire pour toute l'Indochine, fait bombarder le port d'Haiphong au nord.
Ce bombardement, bientôt suivi d'une attaque du Vietminh sur Hanoi, à la fin de l'année 1946, marque le début de la guerre d'Indochine.

3. À Madagascar

Devant l'intransigeance des colons ( refus d'appliquer l'abolition du travail forcé ) et les atermoiements de la France qui tarde àprendre en compte leur désir d'émancipation, les nationalistes indigènes se mobilisent au sein du Mouvement démocratique de la rénovation malgache ( MDRM ).
Ce dernier déclenche en mars 1947 une insurrection qui échoue et qui est durement réprimée ( 89 000 morts officiellement reconnus par les autorités françaises ).

B. L'échec de l'Union française


1. L'« esprit de Brazzaville »Après la Conférence de Brazzaville réunie par le général de Gaulle en 1944, qui avait amorcé une prise de conscience des problèmes coloniaux et ouvert des perspectives de réformes, la IVème République adopte et met en place en 1946, un nouveau cadre juridique destiné à se substituer à l'Empire français sous le nom d'Union française.

2. Le maintien de la domination française

En...
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