Concubinage

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D1. Cass. Civ. 1ère, 20 juin 2006, Bull. Civ. I, n°312 D2. Cass. Civ. 1ère, 28 juin 2005, Bull. Civ. I, n°278 D3. Cass. Civ. 1ère, 2 mai 2001, n°98-22836 D4. Cass. Civ. , 1ère 30 juin 1992, Bull. Civ. I, n°204 D5. Cass. Civ., 1ère, 7 avril 1998, n°96-10581 D.6. Cass. Civ. 1ère, 24 septembre 2008, n°07-11928 D7. Cass. Civ. 1ère, 23 juin 2004, Bull. Civ. I, n°135 D8. Cass. Ass. Plén., 29 octobre2004, Bull. Ass., n°12. D9. Civ. 2e, 30 avr. 2009, pourvoi n° 08-12.105. R. Blough, « Le concubinage, dix ans après », Lire le texte et répondre aux questions

Exercice : - commentaire d’un arrêt de la fiche (rédigé). - tableau mariage-pacs-concubinage à compléter. - cas pratique Point de méthodologie : Le commentaire d’arrêt

D1. Cass. Civ. 1ère, 20 juin 2006 Attendu que Mme X... et M. Y... ontvécu en concubinage de 1984 à 2002 ; que de leur union sont nés deux enfants en 1990 et 1996 ; qu’ils ont signé le 1er septembre 1984 une convention de concubinage prévoyant que le concubin qui n’a pas d’emploi ou qui renonce à son emploi pour élever les enfants pourra exiger de l’autre une indemnité égale au moins à la moitié des revenus du travail de son concubin à condition que les enfantssoient élevés à son foyer; qu’après leur rupture, M. Y... a saisi le juge aux affaires familiales pour qu’il soit statué sur les modalités d’exercice de l’autorité parentale et le montant de sa contribution à l’entretien et l’éducation des enfants ; Sur le premier moyen : Attendu que Mme X... fait grief à l’arrêt attaqué (Montpellier, 7 septembre 2004) d’avoir déclaré nulle la convention deconcubinage conclue le 1er septembre 1984 et d’avoir réduit à 760 euros la part contributive du père à l’entretien

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et à l’éducation de ses enfants, alors, selon le moyen, que les parents ont la faculté de saisir le juge aux affaires familiales afin de faire homologuer la convention par laquelle ils fixent la contribution à l’entretien et à l’éducation des enfants ; qu’une convention de concubinageayant cet objet n’est pas contraire à l’ordre public ; qu’en décidant le contraire, la cour d’appel a violé l’article 6 du code civil, ensemble l’article 373-2-7 du même code ; Mais attendu qu’ayant relevé que la convention signée par les concubins n’avait pas fixé le montant de la contribution à proportion des ressources de chacun des parents et des besoins des enfants mais à un montantforfaitaire, égal à la moitié des revenus du concubin, susceptible d’une part de placer l’intéressé dans l’impossibilité d’exécuter ses obligations à l’égard d’autres créanciers d’aliments, et, d’autre part, constituant par son caractère particulièrement contraignant un moyen de dissuader un concubin de toute velleité de rupture contraire au principe de la liberté individuelle, la cour d’appel en ajustement déduit que cette stipulation, contraire aux dispositions d’ordre public qui régissent l’obligation alimentaire, était nulle ; d’où il suit que le moyen n’est pas fondé ; Mais sur le second moyen, pris en sa seconde branche : Vu les articles 1315 et 373-2-5 du code civil ; Attendu que pour débouter Mme X... de sa demande en paiement d’une contribution pour l’entretien et l’éducation des enfantspour la période allant du 1er janvier 2003 jusqu’au 15 juillet 2003, date de la décision du juge aux affaires familiales, l’arrêt énonce, par motifs adoptés, que celle-ci n’établit pas que M. Y... ne s’était pas acquitté de son obligation en réglant des dépenses engagées pour les besoins des enfants ou le loyer afférent au logement familial ; Qu’en statuant, alors qu’il appartient au débiteur del’obligation d’entretien de rapporter la preuve de sa libération, la cour d’appel a violé les textes susvisés ; PAR CES MOTIFS, et sans qu’il y ait lieu de statuer sur la première branche du moyen : CASSE ET ANNULE, mais seulement en ce qu’il a débouté Mme X... de sa demande de contribution pour la période allant du 1er janvier 2003 au 15 juillet 2003, l’arrêt rendu le 7 septembre 2004, entre...
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