Condide invention

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  • Publié le : 14 décembre 2010
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Arrivée de Candide et de son valet dans la electro_giga_city, et ce qu’ils y virent

Quand ils furent aux frontières d’electro town : « Vous voyez, dit Cacambo à Candide, que ce continent-ci, ne vaut pas mieux que l’autre ; croyez-moi, retournons au plus vite en Europe. – Comment y retourner, dit Candide, nous n’avons plus un sou ; et où aller ? Si je vais dans mon pays, je n’aurai pas detravail, ni allocation, ni maison, la vie y est bien trop chère ; si je retourne au Portugal, on m’en expulsera comme les roms l’ont été de France ; si nous restons dans ce pays-ci, les problèmes de respiration vont empirer. Mais je sais que Mademoiselle Cunégonde ne devrait pas habiter bien loin, et je ne pourrais me résoudre à la laisser ici.
- Allons plutôt au Canada, nous y trouverons lesfrançais. Prions pour qu’ils nous aident et que Dieu ait pitié de nous.
Il n’était pas simple d’aller au Canada, ils savaient à peu près dans quelle direction marcher, mais la route sembler s’étaler à l’infini. Les voitures, à côté, elles, ne la faisaient qu’en quelques minutes. S’ils avaient été moins pauvres, ils en auraient certainement acheter une.
Ils marchèrent un jour et une nuit, et n’enpouvaient plus. Leurs chaussures commençaient à leur faire mal, étant très abimées, et la respiration était rauque. La route serait vraiment très longue. Cacambo, qui donnait toujours ses bons conseils depuis la veille, dit à candide : « Voyez ce que nous sommes, les jambes, la tête et les poumons sont morts ; il faut trouver une autre solution. Demandons à une de ces voitures de s’arrêter et de nousemmener au Canada. – Quelle bonne idée ! Allons-y ! »
Une voiture s’arrêta enfin. L’homme qui la conduisait leur demanda où ils allaient, fut étonné de la réponse et leur expliqua qu’il les déposerait à Electro-méga-city d’où ils auraient ensuite la possibilité de se rendre au Canada. Même en voiture, la route ne paraissait ne plus finir, jusqu’à ce que le chauffeur, très gentil d’avoir eul’amabilité d’emmener les deux compagnons, bifurqua de la route qui en faisait huit, pour passer sur une autre qui en faisait quatre.
C’est là qu’au loin, ils aperçurent les maisons les plus hautes du monde. Elles étaient nombreuses et semblaient faire la course à celle qui atteindrait le ciel en premier. Candide pensa que les Hommes, les habitants, cherchaient à se rapprocher de Dieu ; mais il n’en ditmot. Tout autour de ces maisons gigantesques, appelées gratte-ciel par le chauffeur, régnait un nuage gris foncé. Ils apprirent que cela s’appelait la pollution, sans vraiment comprendre ce que cela signifiait.
Quand ils arrivèrent à la périphérie de la ville, le rythme diminua : les voitures avançaient à peine à une lieue par heure. Le conducteur s’agita alors, se recoiffa, regarda l’heures etpesta contre électro-méga-city : «  Quelle horreur cette ville ! Si je ne devais pas travailler là, ça serait beaucoup mieux ! »
Il reçut ensuite un appel ; Candide regarda son valet d’un air fort étonné. Chez eux, seuls les plus riches possèdent un portable ou une voiture.
Suite à cet appel, l’homme leur annonça que, comme il était en retard, son rendez-vous avait été malheureusement annulé. Illeur proposa alors de leur offrir un verre dans un cyber-café. Les deux amis, assoiffés et affamés, acceptèrent l’offre sans discuter.
En sortant de la voiture, Candide chuchota à son valet : « Voilà une ville qui vaut mieux que la mienne ! ». La plupart des gens avaient un pas plutôt rapide, ils étaient assez bien habillés et avaient tous la main à l’oreille. « Sans doute, ces gens parlent à desgens de la plus haute importance ; ils doivent être fort riches, dit Candide, nous devons être dans un des plus beaux quartiers de la ville. ». Il y avait des magasins en tout genre, coiffeurs, cabinets ; ils remarquèrent également des petites boules grises qui volaient de gauche à droite. Elles semblaient les fixer d’un mauvais œil. Au vu des regards suspicieux de Candide et de Cacambo,...
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