Conduite du changement

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 7 (1607 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 24 février 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
Introduction du passage du 39h au 35h
Il faut savoir que le temps de travail s’est considérablement raccourci depuis le début du vingtième siècle. En effet, en 1848, la durée hebdomadaire légale du travail en France était de 84 heures.
en 1919, la loi institue la semaine de 48 heures et la journée de 8 heures. En moins de trente ans, il s’est encore raccourci passant de 48 à 40 heureshebdomadaire avec le Front Populaire en 1936. Il se trouve que l’ensemble des pays industrialisés ont connu le même phénomène. Après un nouveau temps de travail réduit à 39 heures par semaine en 1982 sous la Présidence de François Mitterrand, on s’est retrouvé, à nouveau, confronté à un questionnement en 1997: faut-il encore réduire le nombre d’heures de travail ? La question s’est posée par ungouvernement de gauche socialiste et communiste, alors le taux de chômage n’avait jamais été aussi fort depuis ces dernières décennies étant de 12,5%, avec 3 250 000 de chômeur, un million de RMIstes et un jeune actif sur quatre sans emploi ; et surtout un moral des ménages et des entreprises au plus bas. Martine Aubry décrit la situation sociale comme tel : « Des salaires gelés, les fruits de lacroissance profitant exclusivement aux revenus du capital, une progression des inégalités, une natalité en baisse, des quartiers en déshérence, une sécurité sociale en faillite… Bref, une société bloquée, qui a perdu confiance en l’avenir et décline : nous avons la conviction que l’emploi est au cœur de la solution à beaucoup de ces problèmes ».
Ce gouvernement était plus favorable à l’idée suivante :« partager le travail » ou encore « travailler moins pour travailler tous ».
Face à un taux de chômage aussi important, la priorité a été donné de lutter contre le chômage.
C’est alors qu’en 1998, le gouvernement de Lionnel Jospin (1er ministre) fit voter la loi des 35 heures en deux temps :
avec la loi Aubry I en 1998 : ouverture d’un processus expérimental de négociationsentreprise par entreprise, avec exonération de cotisations sociales pour celles qui concluaient des accords prévoyant des embauches.
et la loi Aubry II en 2000 : Elle a ramené la durée légale à 35 heures hebdomadaires, moyennant la généralisation et la pérennisation des exonérations de cotisations sociales. Les entreprises de moins de 20 salariés disposaient de deux ans supplémentairesavant de s’y plier à leur tour. Puis en 2003, l’extension à toutes les entreprises de l’aide prévue dans la loi Aubry II et la décision d’ouvrir un contingent annuel d’heures supplémentaires permettant à toutes les entreprises n’ayant pas signé d’accord de RTT de continuer à pouvoir de facto travailler 39 heures ont signé le gel du processus.
Selon l’Assemblée national, ce nouveaudispositif était considéré comme « la politique publique la plus favorable à l’emploi. Cela a eu pour effet, de réduire le temps de travail hebdomadaire à 35 heures sans baisse de salaire et de créer de l’embauche pour occuper symboliquement les 4 heures de travail libéré par le salarié réduit aux 35 heures. Ce dispositif coûtant cher aux patronats, l’Etat s’est engagé à une réduction descotisations sociales supérieure à 1000 euros sur cinq ans pour un salaire minimum (smic).
Cependant, ce fût une aberration pour la droite et le patronat qui considéraient que l’idéal pour faire face au chômage était de créer de l’emploi non pas par le partage du travail mais plutôt par le biais de la croissance, ce qui est finalement complètement opposé à l’idée socialiste et communiste.
A lagrande surprise de tous, la période 1997-2000 a connu une croissance mondiale telle, qu’il y a eu plus de 1,7 millions d’emplois créés en France. Il est difficile de déterminer si l’action gouvernementale y a été pour quelque chose. Pourtant, les rapports ont fini par tomber : la loi de RTT (à nouvelle notion) serait à l’origine de 265 000 créations d’emploi en 1997. Certains pensaient que certes...
tracking img