Conference de copenhague

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A propos de l'auteur Shanda TONME
Jean Claude SHANDA TONME est docteur en droit international formé en France et aux Etats-Unis, diplomate de carrière, professeur de relations internationales et conseiller juridique de nombreuses organisations humanitaires de premier plan dans le monde.
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Lecontentieux climatique planétaire: enjeux et contradictions de la conférence de Copenhague
janvier 4th, 2010 • Related • Filed Under
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C’est dans le cadre de la conférence des parties (COP15) de la convention des nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) que s’est déroulée à Copenhague du 07 au 19 décembre 2009, une des plus grandes conférencesinternationales dont seules cette organisation universelle a le secret et la capacité. Près de 50.000 personnes aux côtés de quelques deux cent chefs d’Etats et de gouvernements ont directement ou indirectement participé à l’événement.
Le protocole de Kyoto avait déjà donné le ton de la préoccupation des habitants de la planète exprimée dans le consensus des Etats, pour une réflexion urgente sur les moyens destopper les ravages du gaz à effet de serre sur les grands équilibres naturels. Certes, soutenir que tous les Etats regardaient dans la même direction est irréaliste, mais il est incontestable que si sur le principe, les divergences étaient inévitables à cause des différences des niveaux de développement et des aspirations légitimes des uns et des autres, tous savaient qu’il fallait absolumentfaire quelque chose.
Depuis la construction des instruments de la coopération entre les Etats nations dans le cadre de l’ONU, les grands enjeux ont toujours eu les honneurs des grandes conférences diplomatiques. Et chaque fois qu’il est apparu qu’un consensus existe sur le diagnostic, les mécanismes de l’élaboration d’un texte conventionnel  étaient enclenchés. Kyoto fut donc la résultante de ceprocessus politique et diplomatique, et en symbolisa le déploiement technique concret. Pourtant, confirmant toutes sortes de soupçons de radicalisation permanente de contradictions, les Etats Unis alors dirigés par l’administration conservatrice de Georges Bush, ne signèrent jamais le dit protocole bien que négocié et relativement validé par l’administration Clinton.
La conférence de Copenhague quiest la suite logique de Kyoto, a été engagée avec des ambitions plus fortes et plus avancées et pour au moins deux raisons évidentes : non seulement un changement très important est intervenu à la Maison blanche avec l’arrivée de Barack Obama, mais en plus, de nombreux désastres dus au réchauffement climatique ont convaincu les Etats de se ranger à la recherche de solutions collectives pour sauverce qui peut encore l’être pour les générations à venir. A ces deux facteurs raisonnablement mobilisateurs, il faut ajouter les nombreuses études alarmantes des scientifiques et la pression croissante des organisations non gouvernementales à l’instar de Green peace.
En dépit de tous ces éléments positifs à mettre au compte des espérances d’un nouveau multilatéralisme annoncé, il convient derappeler quelques évidences sur la réalité des enjeux et les axes des dissensions.
a) – Ce qui divise les Etats
On a beaucoup parlé des égoïsmes sans toujours élucider les pôles de cristallisation. Il importe de savoir que ce qui est en débat est relève à la fois des choix industriels et de la projection du développement dans le temps. C’est à partir des années 1970 que les scientifiques ont...
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