conference sur mariama ba

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Conférence au collège RT, le 07 mai 2010
à l’occasion de l’ouverture
du foyer socio-éducatif


Monsieur le principal,
Mesdames, mesdemoiselles et messieurs,
Chers élèves
Le thème qui nous réunit aujourd’hui est une opportunité qui vise à donner aux élèves età ceux qui veulent améliorer leurs connaissances le goût de la lecture et de la littérature.
Au nom de tout le corps professoral, je voudrai vous remercier très chaleureusement de votre présence.
Cela dit, pour éviter de trop m’allonger sur les détails vu l’importance du thème qui nous réunit ce matin, et sans prétendre tout vous dire sur qui était cette femme, je vais sans plus tarder entrerdans le vif du débat si vous le permettez.

1-L’auteur :
Mariama Bâ est née le 26 avril 1929 à Dakar. Orpheline très tôt de mère, elle passa son enfance chez ses grands parents qui ne manquaient pas de la confier pour ses études coraniques à feu El Maodo Sylla, l’imam de la grande mosquée de Dakar dans les années 80. Elle a également fréquenté l’école des blancs et était très douée en français.En effet, au primaire déjà à l’école de l’Avenue John Kennedy, actuelle Berthe Maubert, son texte « tam-tam emporte moi » remporte le prix international du meilleur devoir de rédaction. Ce texte, d’ailleurs, fut publié dans le manuel de lecture des enfants de l’A.O.F. Elle réussit son C.E.P.E en 1943 et le B.E.P.C en 1947 qui lui ouvre les portes de l’Ecole Normale des jeunes filles de Rufisqued’où elle sortit avec son C.A.P (certificat d’aptitude pédagogique). Elle exerça le métier d’enseignant pendant douze ans mais à cause d’ennuis de santé, elle sera redéployée à l’inspection de l’enseignement régional de Dakar.
Elle se maria une première fois avec le médecin d’Etat Bassirou Ndiaye avec qui elle a eu de nombreuses enfants. Puis elle s’est remariée avec Obèye Diop député PS etministre de l’information dont elle divorça également.
En 1960, elle devint inspectrice régionale de l’enseignement à Dakar.
En outre, elle militait avec acharnement dans de nombreuses associations féminines pour la défense des droits de la femme : le Soroptimist, International, le Zonta Club, le cercle fémina, l’amicale des anciennes élèves de Germaine le Goff, la FAFS (fédération des associationsdes femmes du Sénégal) etc.
Elle publia son premier livre (Une si longue lettre, télé filmé au Sénégal sous le titre de « bataxaale » en 1980 à l’age de 51 ans) qui connut un succès international. Il fut traduit en dix sept langues et obtint le prix Noma à Frankfort en Allemagne.
-Hélas, elle nous quitta dans la nuit du 17 au 18 août 1981 des suites d’une longue maladie. Elle partit sans avoirvu la couverture de son deuxième chef d’œuvre, « chant écarlate ». Ce deuxième roman, dont le premier titre était « Le tertre abandonné » (Ku wacc sa and), fut publié à titre posthume par la famille, dès novembre 1981. Ce talent d’orfèvre et le capital d’expérience dont elle bénéficie lui ont permis d’apprécier à leurs justes valeurs, les problèmes auxquels les femmes sénégalaises sontconfrontées. D’ailleurs, c’est cela même qui fera probablement qu’elle soit engagée dans la défense de la cause de la femme. Son élan et son dynamisme féministe se perçoivent dans son œuvre car une si longue lettre et le chant écarlate soulignent le problème des femmes sénégalaises.





2-Recension de quelques thèmes :
a- La polygamie :
Thème central du roman, elle est génératrice de douleur etde désespoir chez les femmes. A l’origine du drame qui affecte Ramatoulaye et Aissatou, elle est considérée sous son jour le plus défavorable dans le roman; sans doute parce que suscitée à chaque fois non par une quelconque nécessité (quoiqu’en dise Maodo Ba) mais plutôt par l’envie de changer de partenaire qui semble hanter presque tous les personnages masculins: Maodo Ba, Tamsir, Daouda...
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