Conformisme

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  • Publié le : 25 avril 2012
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Qu’est-ce que le conformisme ?

Le conformisme est l’attitude sociale qui consiste à se soumettre aux opinions, règles, normes, ou modèles que présentent la mentalité collective ou le système des valeurs du groupe auquel on a adhéré, et à les faire siens . Ce processus très largement étudié en psychologie sociale, discipline étudiant les interactions des individus en groupe, en sociétéet dans les organisations d’un point de vue psychologique et social, correspond à un changement d’opinion, de comportement, ou même de perception des individus, que l’on observe dans des situations de pression sociale ou d’influence.
En psychologie, Solomon Asch explique les raisons du conformisme d’un sujet ou d’un groupe de sujets, selon lui, ce serait d’une part pour éviter les conflits entredeux opinions différentes, l’une exprimée par la majorité, l’autre part la minorité, et d’autre part pour éviter d’être rejeté par la majorité. Selon Solomon Asch, le conformisme correspond à un suivisme dans lequel le sujet qui se conforme n’adhère pas aux opinions de la majorité, c’est un suivisme de complaisance. Autrement dit, il sait que son opinion est la bonne mais il suit verbalement lamajorité.
Plusieurs expériences ont été faites sur le conformisme dont l’expérience de Ash qui démontre le pouvoir du conformisme sur les décisions d’un individu au sein d’un groupe. Un groupe d’étudiants de 17 à 25 ans a donc été invité à un prétendu test de vision. Tous les participants étaient complices avec l’expérimentateur sauf un. L’expérience avait pour objet d’observer comment cetétudiant, le sujet, allait réagir au comportement des autres. Les complices et le sujet furent assis dans une pièce et on leur demanda de juger la longueur de plusieurs lignes tracées sur une série d’affiches. A gauche, une ligne modèle, et à droite, trois autres lignes. Chacun devait dire laquelle de ces trois lignes était égale à la ligne modèle de gauche. Au début, les complices donnent à l’unanimitéla même fausse réponse avant de laisser le sujet répondre en dernier. Tandis que la plupart des sujets répondirent correctement, beaucoup furent assez perturbés, et un grand nombre, 37% des sujets, finissaient par se conformer aux mauvaises réponses soutenues à l’unanimité par les complices. Les sujets étaient même amenés à soutenir des réponses allant contre l’évidence et leur propre vu, parexemple, pour affirmer que deux lignes avaient la même longueur, alors que l’écart était très visible car il était de plus de cinq centimètres. Mais lorsqu’il n’y avait pas unanimité parmi les complices, les sujets s’émancipaient du groupe pour soutenir la vraie réponse. Après l’annonce des résultats, le sujet attribuait généralement sa piètre performance à sa propre mauvaise vue. Le sujet se déchargedonc de la responsabilité de ses décisions sur un élément extérieur à sa volonté.


Cette expérience rejoint dans un certain sens l’expérience de Milgram qui a été réalisée entre 1960 et 1963. Cette expérience cherchait à évaluer ledegré d’obéissance d’un individu devant une autorité qu’il juge légitime et à analyser le processus de soumission à l’autorité notamment quand elle induit des actions qui posent des problèmes de conscience au sujet. Des sujets ont acceptés de participer sous l’autorité d’une personne supposée compétente, à une expérience d’apprentissage où il leur sera demandé d’appliquer des traitements cruels, desdécharges électriques à des autres personnes sans autre raison que de « vérifier les capacités d’apprentissages ». La participation devait durer une heure et était rémunérée quatre dollars américains ce qui représentait à l’époque une bonne affaire puisque le revenu hebdomadaire moyen en 1960 était de vingt-cinq dollars. Les participants étaient des hommes de vingt à cinquante ans de tous...
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