Connaissance

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  • Publié le : 10 octobre 2010
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En philosophie, on étudie avant tout la connaissance au sens de l'état de celui qui connaît ou sait quelque chose. On appelle aussi connaissances les choses connues elles-mêmes, maiscette seconde notion n'est pas celle qui intéresse les philosophes. De même, on appelle aussi connaissances, par extension, les choses qui sont tenues pour des connaissances par unindividu ou une société donnée; mais là aussi, les philosophes ne s'intéressent pas à cette notion, sauf dans les débats concernant certaines formes de relativisme.[7]

Les philosophesdistinguent traditionnellement trois types de connaissances :

* la connaissance propositionnelle est le fait de savoir qu'une certaine proposition est vraie, par exemple, savoir que laTerre est ronde,
* la connaissance objectuelle, aussi appelée acquaintance, est le fait de connaître une chose particulière, par exemple, connaître Paris[8],
* le savoir faireest le fait d'être capable de réussir une action, par exemple, savoir faire des crêpes.[9]

La définition de la connaissance propositionnelle est celle qui a le plus attiré l'attentiondes philosophes. Ils s'accordent généralement à dire qu'une connaissance est une croyance qui est vraie, mais aussi qu'elle n'est pas seulement une croyance vraie.[10] Il faut en outreque la croyance et la vérité (ou le fait) soient en quelque sorte connectés d'une façon appropriée, mais les philosophes sont en désaccord sur la nature de cette connexion. Pourcertains, il faut que la croyance soit certaine ou infaillible, [11] pour d'autres, qu'elle soit justifiée[12] ou pourvue d'une justification non défaite[13], pour d'autres, qu'elle résulte d'unprocessus fiable[14], ou pour d'autres encore qu'elle ne soit pas vraie par accident.[15] Ce sont sur ces conditions supplémentaires pour la connaissance que les débats portent.
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