Conscience de soi

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  • Publié le : 16 octobre 2010
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Je ressors de ce résumé un extrait concernant Nietzche, ci joint, en rapport avec la question sur la conscience de soi.
 
 
|Théorie : ce qui est, le terrain de jeu |Morale ou éthique : ce qui devrait être |Sagesse : la quête du salut : |
|•         les faits ne sont que le produit, |•        Pour parvenir à une connaissance |•        C'est ausein de l'ici-bas, en restant sur |
|lui-même fluctuant, d'une histoire de la vie en |vraie, il faut par conséquent rejeter toutes |cette terre et dans cette vie, qu'il faut apprendre à |
|général et des forces qui la composent à tel ou |les forces qui relèvent du mensonge et de |distinguer ce qui vaut d'être vécu et ce qui mérite de |
|tel instant particulier. Si laconnaissance ne |l'illusion, mais aussi toutes les pulsions |périr. C'est ici et maintenant qu'il faut savoir séparer |
|parvient jamais à la vérité, c’est parce que le |qui dépendent trop exclusivement de la |les formes de vie ratées, médiocre, réactives et |
|réel lui-même est un chaos qui ne ressemble en |sensibilité, du corps |affaiblies, des formes de vieintenses, grandioses, |
|quoi que ce soit au système harmonieux des |•        mais l'artiste est par excellence |courageuses et riches de diversité |
|anciens |celui qui pose des valeurs sans discuter, | |
| |celuiqui ouvre pour nous des perspectives de| |
| |vie | |

 
 
Retenir :
• le réel lui-même est un chaos
•  rejeter toutes les forces qui relèvent du mensonge et de l'illusion,
• C'estici et maintenant qu'il faut savoir séparer les formes de vie ratées, médiocres, réactives et affaiblies, des formes de vie intenses, grandioses, courageuses et riches de diversité.

Luc Ferry

Apprendre à vivre

Traité de philosophie à l’usage des jeunes générations

2006

Résumé

Chapitre 1. Qu’est ce que la philosophie ?

L'interrogation centrale de toute philosophie est lasuivante : l'être humain, à la différence de Dieu, est mortel. C’est un être fini, limité dans l’espace et le temps. Mais à la différence des animaux, il est le seul être qui ait conscience de ses limites. Il sait qu'il va mourir et que ses proches, qu’il aime, aussi. Il ne peut donc s'empêcher de s'interroger sur cette situation qui, a priori, est inquiétante, voire absurde ou insupportable.

Lafinitude humaine et la question du salut
Le salut désigne d'abord et avant tout le fait d'être sauvé, d'échapper à un grand danger ou à un grand malheur : la mort. À ce péril, les religions prétendent nous faire échapper. La philosophie prend le relais pour ceux qui ne sont pas convaincus.
La mort désigne en général tout ce qui a appartient à l'ordre du jamais plus, ce qui ne reviendra pas :vacances, amis, divorce, maisons, école, amour.

Philosophie et religion : deux façons opposées d’approcher la question du salut
Si tu as foi en lui, Dieu te sauvera, ce qui requiert avant toute chose la vertu de l'humilité, qui s’oppose à l'arrogance et à la vanité de la philosophie. Nous nous en sortons tout seuls, usant de nos propres forces et en vertu de notre propre raison.
End'autres termes, si les religions se définissent elles-mêmes comme doctrine du salut par un Autre, grâce à Dieu, on pourrait définir les grandes philosophies comme des doctrines du salut par Soi-même, sans l'aide de Dieu.
L’irréversibilité du cours des choses, est une forme de mort au coeur même de la vie qui menace toujours de nous entraîner dans une dimension du temps qui corrompt l'existence :...
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