Conscience-inconscience

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  • Publié le : 5 juin 2010
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Chapitre 5: La conscience et l’inconscient.

INTRODUCTION :
Avoir conscience de nos actes c’est agir en pleine connaissance de cause (= savoir pourquoi on le fait et quelles seront les conséquences). C’est se rendre compte de ce qu’on fait.
Par contre, agir sans avoir conscience de ses actes c’est agir machinalement. Avoir un comportement inconscient, c’est agir sans réfléchir.Perdre conscience, c’est perdre le contact avec la réalité.
Avoir conscience politique, c’est être capable de prendre position dans le débat politique.
Dans ces expressions, le mot conscience désigne une forme de savoir ou de connaissance qui accompagne les actes.
Ici, la conscience c’est la faculté de se représenter des idées, des objets.
Avoir des remords de conscience, avoir mauvaiseconscience c’est éprouver un sentiment de culpabilité pour une faute commise.
Parfois pour l’éviter on cherche se donner bonne conscience.
Dans ces expressions le mot conscience désigne la capacité a distinguer le bien et le mal.

Donc il y a 2 grands sens du mot conscience :

Le savoir, la faculté de se représenter quelque chose.
La faculté de porter des jugements de valeur sur ce quiest juste, injuste, bien, mal. C’est ce qu’on appel la conscience morale.

Si avoir conscience de quelque chose c’est se représenter quelque chose, cela signifie qu’il y a un sujet qui se représente un objet.
=>Donc la conscience c’est la mise en relation d’un sujet et d’un objet, c’est-à-dire d’une
réalité subjective (= pensée, sentiments, souvenirs, souhaits, etc.) et d'une réalitéextérieure (= perçue par les sens).

Étymologiquement, la conscience signifie « accompagné de savoir »
(con scientia)
cum + scientia = avec savoir
=> La conscience serait donc la faculté d’ajouter un fait le savoir ou la connaissance de ce fait.

DEFINITIONS :

Le doute hyperbolique : douter de toute la réalité, donc radicalisation du doute qui devient
excessif.
Le malin génie : hypothèse d’undieu trompeur qui me ferait douter des opérations
élémentaires et des sciences qui en découlent. Il faut donc les écarter.
Cogito : « Je pense donc je suis ».
L’inconscient : la somme des pensées inconscientes.
L étiologie : Recherche des causes
Refoulement : rejet par le préconscient de pensées intolérables hors de la conscience, dans l’inconscient.
Contenu manifeste du rêve : ensembledécousu et apparemment insensé formé par les images oniriques dont le rêveur peut se souvenir.
Contenu latent (caché) : sens profond du rêve, dissimulé derrière l’apparence fantaisiste ou illogique des rêves.
L’accomplissement : un désir réalisé en rêve.
La condensation : un mécanisme de défense qui va cacher le désir.
Le déplacement : la pensée inconsciente apparaît dans un détail très banal.La contingence : le lieu de tous les possibles, dans lequel la liberté peut s’inscrire. Fait que les choses puissent être autrement qu'elles ne sont actuellement.
La mauvaise foi : fuite face à la prise de conscience de sa propre liberté, car cela suscite l'angoisse devant un champ infini de possibles.

I. CONSCIENCE ET INTERIORITE

A. LA CONSCIENCE, UNE DONNEE IMMEDIATE

Conscience =simple et accessible : on en fait l’expérience au quotidien (on a conscience de ce que l’on fait). Bergson affirme que la conscience = une donnée immédiate. Il y a différents degrés de conscience à intensité variable :
-       il y a des gestes automatiques : pas besoin de réfléchir (ex : faire du vélo)
-       nous sommes conscient quand on doit faire des choix, prendre des décisions (ex :apprentissage, dilemmes moraux…)
Donc plus je dois exprimer ma liberté, plus je dois être conscient.

B. CONSCIENCE ET CERTITUDE DE LA PENSEE ( Descartes )

Le contexte du projet cartésien

Descartes dans les Méditations Métaphysiques : il faut avoir des connaissances certaines = vérité indubitable (= qu’on ne peut pas remettre en question) pour avoir un savoir véritable. Descartes rejette...
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