Consommation et epargne

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  • Publié le : 7 décembre 2009
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L’investissement est un des moteurs de la croissance et est au cœur de la stratégie des entreprises et donc des économies. Depuis la fin des années 1970, les gouvernements mènent des politiques économiques favorables aux entreprises, et on assiste au grand retour des idées libérales : « Les profits d’aujourd’hui sont les investissements de demain qui sont les emplois d’après-demain » (théorème deSchmidt). L’investissement se situerait donc au cœur de la croissance économique. La consommation quant à elle, est, avec l’épargne, une variable économique clef. Aussi, si l’on considère que l’une est, économiquement, le contraire de l’autre, l’arbitrage entre les deux devient délicat. Une question se pose alors ; celle du niveau d’épargne qui permettrait, au niveau macroéconomique, deréaliser un optimum. Les économistes ont eu recours à des fonctions économiques pour analyser plus précisément les comportements en matière d’épargne et de consommation.
L'investissement est l'opération qui vise soit à maintenir, soit à accroître le stock de capital d'un agent économique. Nous nous intéresserons principalement dans cet exposé à l’investissement productif, c’est-à-dire l’investissementdes entreprises.
Nous verrons au cours de notre réflexion les différentes analyses qui ont été faites de la consommation, de l’épargne et de l’investissement, les principaux déterminants de ces variables économiques et les liens qui existent entre ces dernières. Faut-il alors relancer la consommation au risque d’entraver l’investissement par défaut d’épargne, ou doit-on encourager l’épargnepour favoriser les perspectives de croissance et le financement des dépenses futures ?

Consommation et épargne

La consommation assure des débouchés aux entreprises et les incitent à investir pour répondre à une éventuelle hausse de la demande. Cependant, l’épargne est également une variable clé ; elle permet de financer l’investissement des entreprises, qui peut résulter de la volontéde ces dernières de répondre à une augmentation de la demande. L’épargne n’étant rien d’autre que la partie non consommée du revenu des agents, on ne peut pas agir sur la consommation sans influencer le niveau d’épargne et inversement. On s’interrogera ici sur les déterminants de ces deux variables, et sur l’analyse que l’on peut en faire.

1 Définitions

  « La consommation finale représentela valeur des biens et services utilisés pour la satisfaction directe des besoins humains, que ceux-ci soient individuels (consommation finale des ménages) ou collectifs (consommation finale des services non marchands par les administrations publiques et privées [I.N.S.E.E.]». Dans la suite, nous ne considérerons que la consommation finale des ménages.
Selon la comptabilité nationale, l'épargneest la partie du revenu disponible d'un agent économique qui n'est pas utilisée pour des dépenses de consommation finale. On peut donc écrire : épargne = revenu – consommation. Mais les entreprises n'ayant, par définition, pas de consommation finale, leur épargne est égale à leur revenu disponible, qui sera notamment, en partie, utilisée pour financer les investissements.

2 L’approche deKeynes : la fonction de consommation

Pour Keynes, économiste britannique du début du 19e siècle, c’est le revenu courant qui est le principal déterminant de la consommation, faisant remarqué que plus le revenu augmente, et moins la part qui est consacrée à la consommation est importante. Il distingue la propension marginale à consommer (c) de la propension moyenne à consommer (C/Y). La propensionmarginale à consommer désigne la proportion de l’accroissement du revenu consacré à l’augmentation de la production, alors que la propension moyenne à consommer est la part du revenu consacrée à la consommation. L'épargne étant, selon les définitions de Keynes, égale à la différence entre la consommation totale et le revenu national, il en résulterait donc que l'épargne augmenterait plus vite...
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