Construction de l'etat

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  • Publié le : 6 juin 2010
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Introduction

Dire que l’état résulte d’une construction historique, dans sa forme la plus simple, n’est qu’une reconnaissance qu’il n’est pas un donné de l’ordre naturel mais qu’il est le résultat, certes inachevé, d’un processus infiniment complexe et élaboré de sociologie historique. La > peut se définir dans les mots de J. Chevallier comme >. Le fait même que l’on parle de > constructionpar rapport à la > soulève la qualité flou du concept ; l’état ne pas une statique, il pouvait et pourrait être le produit des caprices et des lubies socio-historiques. Cependant, la présence elle-même de l’état modern est toute-à-fait plus constant et plus solide, se manifestant dans une banalité et une complexité inhérentes. Selon W. Reinhard, l’Etat modern est >. L’état est donc homogène,dominant, autonome, légitime et suprême ; chaque qualificatif résultant d’une construction historique.

A. Sous un grand A, on examine les fondements du système féodal afin de comprendre son évolution et son achèvement. DELOYE résume la féodalité comme ordre politique ou >

1.
a. Donc, dans le contexte u pouvoir patrimonial, on constate un certain écartement de l’autoritépublique, autrement dit, le pouvoir légitime ne s’exercice qu’à travers le nom des grandes maisons morcelées et quasi-autonome. Le contrat vassalique va instaurer une domination juridique ou l’individu libre déclare vouloir devenir > dédié à son patrimoine et en fin du compte, milite contre une autorité publique absolue et concrète.

b. La féodalité se repose sur une multiplication desrelations d’homme à homme, c’est-à-dire, à la base, il y a une patrimonialisation contractualiste ou chaque acteur comporte des responsabilités mutuelles.
i. Le vassal s’engage au service du seigneur, donc la fidélité (protection de son corps, ses biens et son honneur) et
ii. le seigneur, de sa part, s’engage à la défense, à l’aide et au conseil du vassal,c’est-à-dire, le loyalisme féodo-vassalique qui affaiblit progressivement l’autorité royale

2. l’autorité publique, caractérisée à l’époque par le pouvoir de commander, de punir et de taxer ceux qui déclarent une loyauté est partagée par des petits fragments de domination patrimoniale. Elle se différencie d’un système étatique de trois manières
a. premièrement, le fait d’une très faibleinstitutionnalisation, c’est-à-dire que le pouvoir ne peut se dissocier de l’individu qui l’exerce. Certes, le nom des puissants est le porteur de leur légitimité
b. deuxièmement, une très forte fragmentation manifestée par la pluralité des groupements de domination ; chacun n’étant qu’une réplique d’un autre en matière de son ordre féodal, mais en même temps, exerçant son pouvoirindépendant d’un autre
c. troisièmement, l’évolution informe des groupements de domination dans le temps et dans l’espace ou la circonscription patrimoniale change constamment à cause des guerres, des mariages et des transmissions héréditaires
Transition : il est nécessaire de souligner que si sa construction oblige une inversion de l’ethos féodal, l’état émergeant ne peut point s’éclaterde la féodalité médiévale. Certes, c’est à travers des institutions féodales que la monarchie va instaurer son pouvoir absolu.

B.
1. il faut se situer le durcissement du pouvoir centralisé marquant l’émergence de l’état modern dans le contexte d’une économie médiévale au début du XIIème siècle favorable à l’investissement militaire. Ceci va déclencher une forte concurrenceexpansionniste d’une telle dimension qu’elle va finir par établir un seul dominant, l’Etat.
a. des ce moment, il ne suffit plus pour les seigneurs de dominer son domaine patrimonial mais ils se voient dans l’obligation de la conquête d’autres domaines seigneuriaux pour empêcher d’être asservis par cet expansionnisme. Ce jeu de vaincre ou d’être vaincu ne couronne qu’une vainqueur, le plus...
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