Conte arabe

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  • Publié le : 30 avril 2011
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« — Raconte-nous l'histoire de l'éléphant du roi, mère ! — Mais vous la connaissez déjà. — Ça ne fait rien. Raconte encore. Et nous ne la laissions en paix que lorsqu'elle commençait à nous raconterl'histoire de l'éléphant du roi. Il y avait un roi qui possédait un gros éléphant. Il l'aimait beaucoup et le laissait libre de ses mouvements. L'éléphant allait partout : traversant les champs et lesjardins, causant sur son passage des dégâts considérables. La population se taisait, n'osant protester auprès du souverain par peur de le contrarier. Or, un jour, Jeha, qui venait d'assister ausaccage de son champ de blé, son bien unique, dit à ses compatriotes : — Mes frères, soyons courageux et allons voir le roi tous ensemble pour lui dire que son éléphant nous fait du mal. Il nous ruinera.Nous finirons par mourir de faim. — Mais lequel d'entre nous sera assez fou pour s'adresser au roi ? dirent les gens, craintifs. Jeha réfléchit un instant et déclara : — Puisque vous avez peur, jeparlerai le premier. Je dirai : Sire, sauf ton(1) respect, ton éléphant… et vous à l'unisson, vous poursuivrez : nous fait du mal. Ainsi personne ne sera mis à l'avant. Et si nous devions encourir lacolère du roi, nous la subirions tous. Quand le roi apparut sur son balcon et fit signe au peuple rassemblé à ses pieds de présenter ses doléances, Jeha prit la parole : — Sire, sauf ton respect, tonéléphant… Le peuple demeura muet, et la suite de la phrase ne vint pas. — Qu'a-t-il donc, mon éléphant ? s'enquit le roi, les yeux posés sur Jeha. Jeha ne perdit pas contenance. — Sire, sauf ton respect, tonéléphant… reprit-il en se retournant vers ses compagnons qui, tête basse, semblaient avoir perdu l'usage de la parole. — Parle donc Jeha ! Qu'as-tu à reprocher à mon éléphant ? Jeha se gratta latête, embarrassé, soupira avec découragement. — Sire, sauf ton respect, ton éléphant… Il attendit un moment. Le peuple refusait de parler. Le peuple avait peur de son roi. — Alors Jeha veux-tu bien...
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