Contexte biographique verlaine

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  • Publié le : 1 juin 2010
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Le contexte biographique L’adolescence poétique Lorsqu’il publie les Poèmes saturniens en 1866, Verlaine est âgé de 22 ans. Il n’en est pas à son premier coup d’essai puisqu’il rassemble dans cette première plaquette les poèmes écrits depuis le collège et déjà publiés, pour certains, en revue, dans L’Art ou Le Parnasse contemporain. Né en 1844 à Metz, d’un père militaire qui démissionnera del’armée en 1851 pour s’installer à Paris, Verlaine mène une enfance heureuse dans une famille bourgeoise, entouré de parents aimants et d’une cousine de huit ans son aînée, que sa famille a recueillie en 1836 : Elisa Moncomble. Avant d’en tomber éperdument amoureux, il portera à sa première compagne de jeu une tendresse toute fraternelle. En 1862, alors âgé de 18 ans, il est reçu bachelier ès lettres auterme d’une scolarité sans histoire. Inscrit en droit, il délaisse rapidement l’université pour mener une vie de bohème, fréquentant les cafés puis les salons littéraires de la marquise de Ricard chez qui il rencontre les premiers parnassiens ainsi qu’Alphonse Lemerre, son futur éditeur. En 1863, il publie son premier poème en revue : «Monsieur Prud’homme». Il abandonne définitivement ses étudeset prend un emploi à la préfecture de la Seine. Premières amours L ’année 1865 est marquée par une série d’épreuves : Verlaine subit de plein fouet la mort brutale de son père et se voit repoussé par Elisa, sa chère et tendre soeur adoptive dont il est entre-temps tombé follement amoureux. Si les indications biographiques ne peuvent orienter exclusivement la lecture de l’oeuvre, on peut dans unecertaine mesure considérer que la première section des Poèmes saturniens constitue la mise en récit poétique des amours déçus entre le poète et sa cousine, mariée à un autre depuis 1858. Il est cependant exclu de réduire l’originalité de ces poèmes à un ensemble de données biographiques. On ne peut présupposer l’identité du moi qui vit et du moi qui écrit sous peine d’évacuer le travail detransformation (et non de simple transposition) opérée par l’écriture poétique Le mariage avec Mathilde En 1867, la mort d’Elisa, âgée de 31 ans, plonge Verlaine dans un si grand désespoir qu’il sombre dans l’alcoolisme et la débauche. Agité de violentes crises d’ivresse, il tente deux fois de tuer sa mère au cours de l’été 1869. Parallèlement, il continue à écrire et se mêle au joyeux salon de Nina deVillard ( bientôt maîtresse du poète Charles Cros) dans lequel se côtoient le groupe des parnassiens et celui des «Vilains Bonhommes». C’est par l’entremise d’un de ses membres, le musicien Charles de Sivry, qu’il rencontre Mathilde Mauté de Fleurville en 1869, alors qu’il vient de publier, quelques mois plus tôt, le recueil des Fêtes galantes chez Alphonse Lemerre. Mathilde est une toute jeunefille de 16 ans. Verlaine, pour lui faire la cour, la comble de poèmes qui prendront place dans La Bonne Chanson, publié l’année suivante, en 1870. Un véritable changement s’opère en lui, dont sa correspondance conserve la trace : « Un Paul Verlaine nouveau, idyllique, bien portant sous tous les rapports, absolument étranger au bonhomme des dernières lettres, voilà ce que je puis vous annoncer (...)Par quel miracle ? - cherchez la femme ! (...) Sachez seulement qu’Elle est charmante, mignonne, spirituelle, qu’elle aime les vers et correspond enfin de point en point à mon idéal.(...) Si je suis encore anxieux et triste, c’est délicieusement». Il l’épouse en août 1870, un an après leur première rencontre. La France vient de déclarer la guerre aux Prussiens, Paris est assiégé début septembre etVerlaine, encouragé par Mathilde, s’engage comme garde national tout en conservant son poste de commisrédacteur de la Ville de Paris. Ses inclinations républicaines le conduisent à proposer ses services en

qualité d’attaché de presse aux insurgés de la Commune de Paris qui éclate en mars 1871. Mais, tenant à conserver son poste à l’Hôtel de Ville en dépit des injonctions versaillaises, il...
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