Contract social - livre i - chapitre ii

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  • Publié le : 6 mai 2010
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CHAPITRE Il: Des premières sociétés
Rousseau recherche à présent :
1° - quel est cet " ordre social " qui est un droit sacré,
2° - s'il y a un droit susceptible de légitimer la servitude.
Il s'intéresse donc à la famille comme modèle politique.
Il veut montrer qu'on ne peut légitimer aucune autorité paternaliste en politique à l'aide du modèle familial !
Cette réfutation vise autant lepaternalisme de Filmer que les théoriciens du droit naturel.
§ 1. L'association établie par la nature est provisoire
a. La famille est la seule forme de société naturelle.
Ceci semble contredire l'affirmation selon laquelle l'ordre social n'a pas un fondement naturel (cf. fin ch.I)
Le lien vient du besoin physique de l'enfant à l'égard des parents.
Le lien n'est donc pas social mais naturel.Ce type de société est un ordre naturel et non pas un ordre social.
b. D'ailleurs, cette association cesse avec le besoin naturel.
c. Donc la nature fait le lien et le dissout.
Dans ces conditions, la famille ne peut être le fondement de la société politique.
Car cette société est provisoire et ne dépend pas des hommes mais de la nature.
Pur que les membres de la famille reste unis une foisadulte
il faut un acte de volonté : une convention !
La volonté doit relayer la nature. (On passe à un autre ordre)
On voit que l'acte de volonté peut être fondateur.
Contradiction ?
Dans le préambule, Rousseau commence en disant " l'homme est né libre ".
Ici, on voit qu'il le devient lorsqu'il cesse de dépendre physiquement de ses parents.
Mais, il cesse aussi de l'être sitôt qu'il a desenfants.
§2. La liberté de l'homme découle de sa nature (Grand principe rousseauiste)
La nature humaine (essence ?/naturalité?) implique la liberté de l'homme.
L'homme obéit à une loi naturelle fondamentale : la conservation de soi.
Sitôt capable de raisonner pour se conserver, nul autre que lui n'est " mieux placé ".
Ainsi la liberté (indépendance) est-elle une conséquence de la " nature "de l'homme.
Et cela constitue un principe, un point de départ.
Toute forme d'association doit dès lors prendre en compte ce principe.
§3. Le modèle familial (paternalisme) ne peut être invoqué en politique :
Rousseau vise ici la monarchie et plus généralement la théorie du droit naturel.
Leur argumentation repose sur une analogie entre le Roi et le père.
Tous les hommes sont naturellementlibres et égaux.
Mais qch (X) fait qu'ils ont besoin d'un chef ; ils renoncent à la liberté par utilité, besoin...
Il s'agirait d'un échange de bon procédé.
L'analogie ne s'applique car les motivations ne sont pas les mêmes :
_ c'est un fardeau pour le père (le père ne le fait pas intérêt)
_ c'est une source de plaisir pour le chef
_ le père le fait par amour pour ses enfants (désintéressé)_ le chef n'a aucun amour pour son peuple
Insidieusement, Rousseau présente le chef avec des motivations détestables.
(Il met à mal l'image du populaire " bon roi ") (Procédé !)
Un question pourrait surgir à ce stade de l'argumentation :
Admettons que le Roi n'ait pas pour le peuple l'amour d'un père.
Cela n'invalide pas pour autant la subordination du peuple au Roi.
On peut renoncer àcette idée du droit naturel que le chef serait au service du peuple !
Cela implique que le peuple est au service du chef, comme le pense Grotius.
(N.B. mais ceci contredit l'idée d'une liberté première car naturelle,
à laquelle le peuple acceptait de renoncer - de s'aliéner - au nom d'une utilité.
Telle était la supposition de départ.)
§4. Examen de la thèse selon laquelle le peuple serait auservice du chef:
Grotius nie cette idée que le chef serait au service du peuple.
(cf. l'exemple de l'esclavage : les hommes sont au service du tyran.)
Rousseau rejette cet argument : l'esclavage est un fait, une donnée historique.
(On peut tout démontrer par les faits... Méfiance !!!)
Cela n'induit pas un droit, une légitimité de l'asservissement.
Ce n'est pas parce que l'esclavage...
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