Contre la peine de mort ...

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  • Publié le : 22 novembre 2011
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CONTRE LA PEINE DE MORT ...
Comment peut-on être pour un procédé aussi moyenâgeux que la peine de mort ? Un raisonnement binaire indigne de l’Homme : œil pour œil, dent pour dent, con pour con !
Appliquer la mort a quelqu’un qui l’a donné, c’est se mettre à son niveau et donc tirer les choses vers le bas.
Si on considère que la Vie est la chose la plus importante au monde et que pour cetteraison, quelqu’un qui la retire doit avoir une condamnation telle qu’on lui enlève à son tour, on créé un paradoxe, preuve que cette logique n’en est pas une et qu’elle ne doit donc pas être la nôtre. Imaginez : le juge qui ordonne la mort devient criminel à son tour et doit donc être condamné et ainsi de suite (on résout rapidement le problème de la surpopulation sur Terre).
Beaucoup de gens neseraient pas aussi convaincu par la peine capitale, s’il savait à quel point nous sommes tous des criminels en puissance. Personne n’est à l’abri d’être dans un état passionnel à un moment donné, où abandonné par tout raisonnement, on en vient à commettre l’irréparable… une soirée bien arrosée, un effet secondaire de médicament, un état de détresse ou de déprime et la goutte d’eau qui faitdéborder le vase… Imaginez-vous un matin dans votre lit, vous vous réveillez avec un mal de tête incroyable et on vous fait découvrir que vous étiez un autre hier soir : vous avez commis un crime. Mais cet autre, pour la loi, c’est vous ! Votre vie détruite pour un verre de trop ! Dans ce cas, mauvaise conscience après l’acte commis pourrait être la peine la plus dure en soi.
On peut aussi penser qu’uncriminel porte une forme de folie, passagère ou permanente… est-ce alors normal de le condamner comme on pourrait condamner un dégénéré mental ?
La justice doit-elle être confondue avec la vengeance ? Non, à l’évidence, le rôle de la justice est de faire prendre conscience à un individu, de la gravité des actes commis, pour qu’il ne les réitère pas s’il en avait de nouveau la possibilité. Si onlui ôte la vie, on abolit la justice en même temps car on lui ôte la possibilité de recommencer, et en même temps celle de ne pas recommencer.
Naît-on criminel ? certainement pas. La société a donc toujours une part de responsabilité lorsqu’une personne le devient. Peut-elle se permettre alors de punir la personne sans se punir elle-même ? Si c’est la société qui créé l’injustice, créatrice decrime, il est injuste que la société cherche à punir le crime. Cette société se doit au contraire de chercher à réintégrer les individus criminels. Et cela est possible si on s’en donne réellement les moyens : il faut arrêter de considérer le criminel comme quelqu’un de malintentionné, il faut plutôt le voir comme un malade. Il est nécessaire de mieux comprendre ce qui amène un Homme à devenircriminel et ce qui lui permettrait de ne plus l’être. La réintégration devient alors envisageable.
L’Homme doit aussi comprendre que la justice n’est pas de sa compétence. Est-il vraiment possible de connaître les situations exactes qui conduisent à un crime… peut-on être sûr que si on avait subi la même vie et la même éducation qu’un criminel, on ne le serait pas devenu soi-même ?
Lorsqu’on jugeune situation, on n’a jamais tous les tenants et aboutissants de l’histoire. Il faut ajouter à cela l’injustice dans le procès qui dépend grandement des avocats des partis, du juge, etc. On n’est donc jamais à l’abri d’une erreur judiciaire. Dans le cas de la peine de mort, aucun retour en arrière n’est possible et l’erreur judiciaire est irréparable.
De plus, en appliquant la peine de mort, onn’imagine pas les dommages collatéraux auprès de la famille, qui se retrouve condamnée alors qu’elle n’est pas forcément coupable. On commet donc une injustice de plus. Une mère qui se tue par exemple.
Si on regarde sur la planète les états qui appliquent la peine de mort, il est intéressant de voir les régimes politiques correspondant : on découvre rapidement, que de nombreux condamnés à...
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