Contribution des tontines aux financements des petites activites

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  • Publié le : 28 juillet 2011
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CONTRIBUTION DES TONTINES AU FINANCEMENT DES PETITES ACTIVITES GENERATRICES DE REVENU DANS L’ADAMAOUA
CONTEXTE D’ETUDE

La mobilisation de l’épargne dans les pays en développement a suscité beaucoup de réflexions depuis la crise de 1980, qui a affecté l’économie africaine. En 1984, s’est tenu à Yaoundé un symposium des Nations Unies sur la mobilisation de l’épargne des ménages dans les pays endéveloppement. A la suite de ce symposium, il s’est développé une littérature abondante sur l’épargne informelle et sa collecte. En effet, il est maintenant acquis que l’épargne domestique constitue un ressort essentiel de tout processus de développement quand on sait que c’est l’épargne des uns qui financent les investissements des autres comme l’atteste la relation I=S des classiques et deskeynésiens.
Le financement des investissements joue un rôle important. Selon STENGEL J.(1977) la décision de procéder à la réalisation d’un investissement est indissociable des décisions à prendre pour assurer son financement. Comment construire si on ne dispose pas de moyens de paiement des entrepreneurs, des fournisseurs, des matériels ? Dans le même sens, MAYOUKOU C.(1996) affirme qu’entreautres contraintes à la création d’entreprise, celle du financement demeure la plus importante. En fait, le financement reste l’élément clé de tout processus d’investissement. Ce financement passe donc par l’intermédiation des institutions financières dont l’activité principale est la collecte de l’épargne des agents excédentaires et la distribution de cette épargne transformée en crédit aux agentsdéficitaires. On distingue le financement pour la création, le financement pour le développement, et le financement du fond de roulement. Mais avec la crise de l’endettement international qui a conduit à la faillite de certaines institutions financières formelles, on assiste à l’émergence des institutions financières informelles. Cette recrudescence des institutions financières informelles quicaractérise l’économie des pays en développement montre l’incapacité des institutions financières formelles à répondre aux demandes de services d’épargne, de crédit et d’assurance.
Ainsi on distingue donc les systèmes financiers formels et les systèmes financiers informels dans les pays en développement :
- Le système financier formel est constitué par une banque centrale, une administration dutrésor, des banques commerciales( nationales et étrangères), les banques de développement, des caisses d’épargne, des institutions financières spécialisées, des caisses de retraite ou des fonds de prévoyance, des compagnies d’assurance, un réseau d’épargne postale, des coopératives de crédit. On peut ajouter dans certains de ces pays en développement des marchés financiers.
- Le système financierinformel comprend les prêteurs sur gage ou les usuriers et les associations d’épargne et de crédit, les tontines, les garde-monnaies.
Les tenants de la libéralisation financière MAC KINNON(1973) , SHAW(1973) estiment que dans un système financier sur réglementé et où la concurrence est limitée, les banques ressentent moins le besoin de rechercher de nouveaux clients et d’attirer les dépôts, tandisque les épargnants et les emprunteurs n’étant pas sollicités, sont amenés à se tourner vers les circuits parallèles de financement qui sont des sources informelles.
Dans la lutte contre la pauvreté et le chômage, l’accès au crédit est essentiel pour la couche pauvre de la population, aussi bien pour la consommation que pour les investissements dans les petites activités productives. Du fait desbesoins de financement sans cesse croissants que connaît la population des initiatives locales comme les tontines ont vu le jour afin d’apporter des financements adaptés. Ainsi, se développent les tontines qui jouent désormais le rôle régulateur en se substituant aux défaillances des institutions officielles. Ce phénomène de tontine n’épargne pas le cameroun. C’est pour cela que plus de 50% de...
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