Convaincre, persuader et dlibrer

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  • Publié le : 3 mai 2009
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Séries ES & S
Objet d'étude : Convaincre, persuader et délibérer.
La Bruyère, "Du Souverain ou de la République", Les Caractères, 1688.
Article "Paix", L'Encyclopédie, 1750 - 1772.
Voltaire, "Guerre", Dictionnaire philosophique, 1764.
Giraudoux, La guerre de Troie n'aura pas lieu, 1935.
I. Question (4 pts)
Ces quatre textes dénoncent laguerre. Vous analyserez les différents procédés littéraires utilisés à cette fin.
II. Travail d'écriture, au choix : (16 points)
1. Commentaire littéraire
Vous commenterez le texte de Voltaire.
2. Dissertation
Les textes littéraires et les formes d'argumentation souvent complexes qu'ils proposent vous paraissent-ils être un moyen efficace de convaincre et persuader ?
Vous répondrez à cettequestion en un développement composé, prenant appui sur les textes du corpus et sur ceux que vous avez lus et étudiés.
3. Écriture d'invention
Dans l'extrait de La guerre de Troie n'aura pas lieu, Andromaque expose le point de vue des femmes et les raisons pour lesquelles elles condamnent la guerre.
Ecrivez un dialogue théâtral dans lequel Hector, l'époux d'Andromaque, expose le point de vue deshommes et les raisons pour lesquelles lui aussi condamne la guerre. Il s'adresse à son père Priam en présence d'Andromaque ... [Ces deux personnages interviendront nécessairement dans la scène théâtrale].
La Bruyère, "Du Souverain ou de la République", Les Caractères, 1688.
La guerre a pour elle l'antiquité ; elle a été dans tous les siècles : on l'a toujours vue remplir le monde de veuves etd'orphelins, épuiser les familles d'héritiers, et faire périr les frères à une même bataille. Jeune Soyecour(1) ! je regrette ta vertu, ta pudeur, ton esprit déjà mûr, pénétrant, élevé, sociable, je plains cette mort prématurée qui te joint à ton intrépide frère, et t'enlève à une cour où tu n'as fait que te montrer : malheur déplorable, mais ordinaire ! De tout temps les hommes, pour quelque morceaude terre de plus ou de moins, sont convenus entre eux de se dépouiller, se brûler, se tuer, s'égorger les uns les autres ; et pour le faire plus ingénieusement et avec plus de sûreté, ils ont inventé de belles règles qu'on appelle l'art militaire ; ils ont attaché à la pratique de ces règles la gloire ou la plus solide réputation ; et ils ont depuis renchéri de siècle en siècle sur la manière de sedétruire réciproquement. De l'injustice des premiers hommes, comme de son unique source, est venue la guerre, ainsi que la nécessité où ils se sont trouvés de se donner des maîtres qui fixassent leurs droits et leurs prétentions. Si, content du sien, on eût pu s'abstenir du bien de ses voisins, on avait pour toujours la paix et la liberté.
(1) Jeune homme tué à la guerre et dont La Bruyère avaitpeut-être été le précepteur.
Article "Paix", L'Encyclopédie, 1750 - 1772.
PAIX La guerre est un fruit de la dépravation des hommes : c'est une maladie convulsive et violente du corps politique, il n'est en santé, c'est-à-dire dans son état naturel que lorsqu'il jouit de la paix ; c'est elle qui donne de la vigueur aux empires ; elle maintient l'ordre parmi les citoyens ; elle laisse aux lois laforce qui leur est nécessaire ; elle favorise la population, l'agriculture et le commerce : en un mot elle procure aux peuples le bonheur qui est le but de toute société. La guerre au contraire dépeuple les états ; elle y fait le désordre ; les lois sont forcées de se taire à la vue de la licence qu'elle introduit ; elle rend incertaines la liberté et la propriété des citoyens ; elle trouble etfait négliger le commerce ; les terres deviennent incultes et abandonnées. Jamais les triomphes les plus éclatants ne peuvent dédommager une nation de la perte d'une multitude de ses membres que la guerre sacrifie ; ses victoires même lui font des plaies profondes que la paix seule peut guérir.
Voltaire, "Guerre", Dictionnaire philosophique, 1764.
Un généalogiste prouve à un prince qu'il...
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