Corpus + commentaire sur le lion et le moucheron.

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  • Publié le : 2 avril 2011
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La fable est un court récit écrit plutôt en vers qu’en prose et ayant un but didactique (qui comporte un enseignement, qui cherche donc à instruire). Bon nombre d'écrivains se sont prêtés à ce jeux, faisant apparaître au travers de leur récit une morale subtile, ou bien plus simplement explicite. On retiendra ici les noms de Jean de la Fontaine, Jean Anouilh et Jean-Jacques Rousseau. Il s'agiraen fait dans ce corpus de relever les leçons qu'on peut tirer des fables dont la morale est implicite pour ensuite se concentrer sur une dont la morale est clairement exposée.

Le loup et le chien paraissent dans Fables, qui a été écrit par Jean de La Fontaine sur une période de 28 ans. Dans cette fable on retrouve le Loup et Le chien, on peut donc d'ors et déjà relever les caractéristiquesde ces animaux : Le chien est un animal domestique, et va donc au cours de cette fable tenter de persuader le loup d'adopter son mode de vie, en vain. En effet la fable se termine par «  maître loup s'enfuit et court encor. » cela exprime donc le rejet du loup face à cette vie domesticale. Il préfère lui être libre pour ne être contraint au même choses que le chien, c'est à dire de ne pas pouvoircourir à tout va, par exemple : «  « Attaché dit le loup : vous ne courez donc pas » La Fontaine dénonce les mœurs de son temps et l'attitude du roi. Ainsi, dans la fable Le loup et le chien, à travers le personnage du chien il condamne l'attitude des nobles qui sont serviles vis-à-vis de leur maîtres. Passons à La génisse, la chèvre et la brebis, en société avec le Lion. Ici, même si toutefoisla morales est implicite, elle est clairement identifiable : on à le Lion qui sous prétexte d'être un Lion s'octroie le droit de prendre la part de chacun : «  Elle doit être à moi, dit-il; et la raison, C'est que je m'appelle lion : à cela on n'a rien à dire » cela illustre donc le fait que la raison du plus fort est bien sure la meilleur. On pourrait d'ailleurs comparer cette fable au Loup et lechien, alors que le loup ne voulez aucun maître, ici ils acceptent la protection d'un maître (Le lion) ce qui en revanche n'est pas gage d'une meilleur vie : il faut donc trouver un juste milieu. Passons à une autre fable, cette fois-ci, de Jean Anouilh. Dans la fable d’Anouilh, les animaux nous semblent cruels, lemais les êtres humains le sont encore plus.eEn revanche cel paraît banal dans lerécit : le loup tue l’agneau pour se nourrir, l’homme tue le loup pour se nourrir aussi. Par contre, l’homme reste indifférent aux carnages (v. 37) alors que le loup, lui défend sa famille. Anouilh est sceptique sur le fait que l’homme puisse en faire autant, ce qui place l’homme au rang d’animal, voir en dessous.

Les reproches que fait Rousseau sont trop nombreux. Il juge les fables tropcomplexes et de par les idées qu’elles dégagent. Mais aussi complexe par leur forme : «  le ton même de la poésie » Celle-ci relèvent aussi, par l’intermédiaire des morales, des vices : Le mensonges, l’adulation dont on se sert pour tirer profit ( il y a des hommes qui flattent et mentent pour leur profit « ) En conséquence les enfants tendent à prendre parti du gagnant, ce qui les incite à tirerprofit des autres par leurs faiblesse, ce qui vient même à l’encontre des valeurs morales qu’on leur veut imposer. Rousseau fait ici allusion à plusieurs fables de La Fontaine : « le Corbeau et le Renard » (« mais le fromage gâte tout », « les enfants se moquent du corbeau »), « la Cigale et la Fourmi » (« vous croyez leur donner la Cigale pour exemple (...) c’est la Fourmi qu’ils choisiront »),« la Génisse, la Chèvre, la Brebis, en société du Lion » (« quand (le Lion) préside à quelque partage [...] il a grand soin de s’emparer de tout »), « le Lion et le Moucheron » (« quand le Moucheron terrasse le Lion »), « le Loup et le Chien » (« la fable du Loup maigre et du Chien gras .

Jean de la Fontaine est née à Château-Thierry 8 juillet 1621. En 1652, La Fontaine fut reçu en qualité de...
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