Corpus de francais

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 27 (6745 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 20 décembre 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
Séquence n°1 : Paysages poétiques
Problématique traitée : En quoi les poèmes étudiés témoignent-ils de la diversité et de l’évolution des formes poétiques ?
Poèmes étudiés :
Charles Baudelaire, Parfum exotique, Les Fleurs du mal, 1857.
Charles Baudelaire, Spleen, Les Fleurs du mal, 1857.
Paul Verlaine, Le ciel est…, Sagesse, 1881.
Emile Verhaeren, La ville, Les Campagneshallucinées, 1893.
Jean Tardieu, Est-ce une bête ?, Le fleuve caché, 1968.
Lectures complémentaires :
Boris Vian, L’évadé ou le temps de vivre, 1954.
Jules Laforgue, Spleen, Le sanglot de la terre, 1901.
Charles Baudelaire, Invitation au voyage, Les Fleurs du mal, 1857.
Arthur Rimbaud, Les ponts, Illuminations, 1886.
Guillaume Apollinaire, Zone, Alcools, 1913.
Alphonsede Lamartine, L’isolement, Méditations poétiques, 1820.
Axes d’étude  et questions traitées:
Scènes de chasse dans des paysages tragiques ; La versification mise au service du récit.
Paysages état d’âme et expression lyrique des sentiments.
L’ailleurs idéal et le paysage du spleen dans des poèmes de Baudelaire.
Paysages urbains et modernité d’écriture.
Analyse d’images :Etude du tableau de Friedrich, Voyageur contemplant une mer de nuages. 1818.
Etude du tableau de Van Gogh, Champ de blé aux corbeaux. 1890.
Etude du tableau de Robert Delaunay, champ de Mars, La tour Rouge, 1911.
Activité complémentaire : Les élèves ont écrit un sonnet dans le cadre d’un concours organisé au sein de l’établissement.
Lectures personnelles :

Poèmes étudiés :
Texte1
Charles Baudelaire- Parfum exotique, Les Fleurs du mal, 1857.
Quand, les deux yeux fermés, en un soir chaud d'automne,Je respire l'odeur de ton sein chaleureux,Je vois se dérouler des rivages heureuxQu'éblouissent les feux d'un soleil monotone ;Une île paresseuse où la nature donneDes arbres singuliers et des fruits savoureux ;Des hommes dont le corps est mince et vigoureux,Et des femmes dontl'oeil par sa franchise étonne.Guidé par ton odeur vers de charmants climats,Je vois un port rempli de voiles et de mâtsEncor tout fatigués par la vague marine,Pendant que le parfum des verts tamariniers,Qui circule dans l'air et m'enfle la narine,Se mêle dans mon âme au chant des mariniers.

Texte 2 : Charles Baudelaire, Spleen, Les Fleurs du mal, 1857.
Quand le ciel bas et lourd pèse comme uncouvercle Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis, Et que de l'horizon embrassant tout le cercle Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits;Quand la terre est changée en un cachot humide, Où l'Espérance, comme une chauve-souris, S'en va battant les murs de son aile timide Et se cognant la tête à des plafonds pourris;Quand la pluie étalant ses immenses traînées D'une vasteprison imite les barreaux, Et qu'un peuple muet d'infâmes araignées Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,Des cloches tout à coup sautent avec furie Et lancent vers le ciel un affreux hurlement, Ainsi que des esprits errants et sans patrie Qui se mettent à geindre opiniâtrement.- Et de longs corbillards, sans tambours ni musique, Défilent lentement dans mon âme; l'Espoir, Vaincu, pleure, etl'Angoisse atroce, despotique, Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.

Texte 3 : Emile Verhaeren - La Ville, Les Campagnes hallucinées, 1893.Tous les chemins vont vers la ville.

Du fond des brumes,
Là-bas, avec tous ses étages
Et ses grands escaliers et leurs voyages
Jusques au ciel, vers de plus hauts étages,
Comme d'un rêve, elle s'exhume.

Là-bas,
Ce sont des pontstressés en fer
Jetés, par bonds, à travers l'air;
Ce sont des blocs et des colonnes
Que dominent des faces de gorgones;
Ce sont des tours sur des faubourgs,
Ce sont des toits et des pignons,
En vols pliés, sur les maisons;
C'est la ville tentaculaire,
Debout,
Au bout des plaines et des domaines.

Des clartés rouges
Qui bougent
Sur des poteaux et des grands mâts,
Même à...
tracking img