Corpus eluard, hugo, apollinaire

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  • Publié le : 2 novembre 2010
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I- 1) A qui le poète s’adresse-t-il dans ces textes ? Quel lien instaure-t-il avec ce destinataire ?
Le corpus étudié est composé de 3 poèmes dont un du XIXème siècle et deux autres du XXème siècle. « Notre vie » est extrait du recueil Le Temps Déborde écrit en 1947 par Paul Eluard. Ce poème nous parle de ce que ressent l’auteur après le décès de sa femme. « Demain, dès l’aube… », écrit parVictor Hugo et extrait du recueil Les Contemplations parut en 1956. Dans ce poème, Hugo raconte ce qu’il compte faire le lendemain de la mort de sa fille Léopoldine. Le poème « si je mourais là-bas… » écrit par Guillaume Apollinaire en 1915 et extrait du recueil Poèmes à Lou explique à Lou, sa bien-aimée, ce qu’il aimerait qu’elle fasse si jamais il mourait au front. Ces trois poèmes s’adressent tousà une personne en particulier et instaurent un lien avec celle-ci.

Dans le premier poème, Paul Eluard s’adresse à Nush. Nush est morte en 1946, elle était sa femme comme nous le laisse penser la répétition de « notre vie ». On peut également croire aussi que les deux conjoints avaient une vie de famille heureuse « dix-sept années toujours plus claires », « notre vie disais tu si contente devivre », « donner la vie à ceux que nous aimions ». Après la mort de sa femme, il semblerait que l’auteur ait arrêté de vivre, comme si sans sa femme il n’était plus rien « la mort entre en moi comme dans un moulin », « la mort visible boit et mange à mes dépens », « mon passé se dissout je fais place au silence ».
Dans le second texte, l’auteur, qui est Victor Hugo, s’adresse à sa fille Léopoldine.On le devine par le fait que le poème soit extrait d’une partie du recueil Les Contemplations qui est intitulée Pauca Meae et qui signifie « quelques vers pour ma fille ». Le poème a été écrit le 3 septembre 1947 soit exactement quatre ans après le décès de Léopoldine. Le vers « je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps » nous fait penser que sa fille représentait beaucoup à ses yeux. Sanselle, il apparait comme perdu, ne sachant plus qui il est ni ce qu’il se passe autour de lui « sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit », « seul, inconnu », « et le jour pour moi sera comme la nuit ».
Enfin, dans le dernier texte « Si je mourais là-bas … », Apollinaire s’adresse à Lou. On peut penser que Lou est la femme qu’il aime « ô Lou ma bien-aimée », « ô mon unique amour ».Apollinaire lui explique dans son poème que même si il meurt et qu’elle l’oublie, elle sera toujours aussi belle à ses yeux « tu ne vieillirais point », « étant la plus jolie » et qu’il ferait en sorte quelle soit heureuse « le fatal giclement de mon sang sur le monde Donnerait au soleil plus de clarté Aux fleurs plus de couleurs », «un amour inouï descendrait sur le monde », « et sois la plusheureuse ».

On peut constater que tous les textes ont été écrits pour une personne que l’auteur aime qu’il s’agisse de sa bien-aimée ou de sa fille. Dans chaque poème le poète instaure un lien d’amour que rien ne pourrait arrêter pas même la mort.

2) Quel est le registre dominant de ce corpus ? Justifiez votre réponse.
Le corpus est composé de trois textes étalés dans le temps. Unpoème de Paul Eluard qui est « notre vie » et date du XXème siècle, un autre d’Hugo du XIXème siècle intitulé « demain, dès l’aube… » et un dernier d’Apollinaire « si je mourais là-bas… » écrit au XXème siècle. On peut noter que ces trois poèmes ont une valeur autobiographique très forte. Paul Eluard pleure la mort de sa femme, Hugo commémore l’accident mortel de sa fille et enfin Apollinaire informesa bien-aimée.

On peut remarquer que dans les trois poèmes, le poème exprime ce qu’il ressent en utilisant un pronom personnel. Dans le poème d’Eluard il emploi « en moi », « à mes dépens », « mon corps », « mon passé ». Dans son texte, Hugo utilise les pronoms « je » et « moi » et pour finir, Apollinaire dans son poème emploi les pronoms « je » et « mon ».
On constate également...
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