Correction: question au sujet des cannibales de montaigne

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  • Publié le : 22 mars 2011
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Bien écrit, bien construit et bien compris (hormis quelques passages que j’ai repris).
Je regrette qu’en 2e partie tu aies plus mis l’accent sur la valorisation des Indiens (ce qui est certes le but de Montaigne) que sur la valeur de l’homme en général, dont les Indiens ne seraient qu’un exemple, ce qui était plutôt le sujet du devoir.

18/20

DEVOIR SUR :
Des Cannibales, de MontaigneSUJET : Vous expliquerez en quoi ce chapitre de Montaigne est une expression de l’humanisme de la Renaissance.

MichelEyquemde Montaigne est un auteur français du XVIe siècle, qui fut aussi un philosophe, moraliste et homme politique. Une de ses œuvres principales est les Essais, texte de type argumentatif. Cette œuvre, répartie en trois livres dans lesquels se trouvent divers chapitres, estdevenue le symbole mondial de l’humanisme à la Renaissance. Le mot humanisme a aujourd’hui deux significations : le sens originel du terme désigne quelqu’un de cultivé, savant. Les humanistes (au sens d’origine) aimaient la culture de l’Antiquité grecque ou romaine, qui était pour eux une source de savoir et de sagesse. Par opposition, ils méprisaient le moyen âge, époque qu’ils qualifiaient de« barbare ». Le nom humaniste a de nos jours une deuxième dénotation : il désigne quelqu’un qui aime les Hommes, les valorise, et a confiance en leur capacité à évoluer. Nous allons étudier en quoi le chapitre « Les Cannibales » est à la fois une expression de l’humanisme au sens originel, mais aussi au sens contemporain du terme.

Tout d’abord, dans «  Les Cannibales », Montaigne fait preuved’humanisme, au sens originel du mot. En effet, l’auteur nous montre à travers son texte qu’il possède du savoir,de la culture. De la culture philosophique, pour commencer : il fait beaucoup de citations philosophiques, comme « le lierre pousse mieux spontanément, l’arboulier croît plus beaux dans les antres solitaires, et les oiseaux chantent plus doucement sans aucun art », ou bien  «  il n’y a de véritablevictoire que celle qui force l’ennemi à s’avouer vaincu. » ou encore « nous embrassons tout, mais n’étreignons que du vent ». Il fait ensuite preuve de culture linguistique : dans le texte original, certaines citations sont en latin(« Hæcloca vi quondam, et vasta convulsa ruina, Dissiluisse ferunt, cum protinusutraque tellus Una foret. ») ; de plus on voit qu’il connait le grec, ou au moins en ades bases (« Leur langage […] a le son agréable, retirant aux terminaisons grecques.»). Il fait enfin preuve d’une certaine culture littéraire, et artistique : « il me semble que ce que nous voyons par expérience, surpasse non seulement toutes les peintures de quoi la poésie a embelli l’âge doré […] mais encore la conception et le désir même de la philosophie. »,puis il montre qu’il connait lapoésie (« j’ai assez de commerce avec la poésie pour juger […] qu’elle est tout à fait anacréontique»), et cite un passage de la bible («en la Bible, Lia, Rachel, Sara et les femmes de Jacob fournirent leurs belles servantes à leurs maris»).
De plus, l’auteur montre un intérêt particulier pour l’antiquité grecque et romaine. En effet, sontexte est très riche en références àcette période historique:« L’autre témoignage de l’Antiquité » ; «  ce n’est pas, comme onpense, pour s’en nourrir, ainsi que le faisaient anciennement les Scythes. » ; « comme nos ancêtres étant assiégés par césar en la ville d’Alésia […] combat. » « Salamine », « platées », « Mycale », « le roi Léonidas » ; ou bien lorsqu’il narre le combat que mena le « capitaine Ischclas » pour défendre le passage du Péloponnèsecontre les Arcadiens ;il cite aussi «  Chrysippe et Zénon », qui étaient des stoïciens grecs. Montaigne fait aussi beaucoup d’allusions à des auteurs ayant appartenu à la civilisation gréco-romaine, comme Platon, qu’il évoque à de multiples reprises (« Platon introduit Solon… » ; « Toutes choses, dit Platon… » ; « Il me déplaît que Lycurgue et Platon ne l’aient eu.»…), ou bien Aristote,...
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