Correspondance militaire

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  • Publié le : 14 mai 2010
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Disserter, composer etc… c’est agencer des idées, s’appuyant sur des exemples afin de tirer, par un raisonnement, un jugement, qui constituera la réponse à une question donnée.

Considérant cela, le problème de la connaissance doit apparaître comme une question fondamentale.
▪ Qu’est-on capable de connaître ?
▪ C’est la question de la Vérité :
•Qu’appelle-t-on « vérité » ?
• Y-a-t-il une vérité ?
▪ Qu’est ce que l’intelligence ?
▪ Qu’est-ce qu’une idée ? Y a-t-il quelques chose d’objectif ?

Le problème de la Vérité – La question de la connaissance

❖ Que peut-on connaître ?

Nous distinguerons deux formes de connaissance chez l’homme.
➢ La connaissance sensible
▪ C’est laconnaissance de la réalité grâce aux facultés dont l’homme dispose par sa nature. Ces facultés sont les cinq sens. On parlera de sensation ( sensation auditive, olfactive, visuelle… ) Nous y ajouterons : la perception de l’espace ou encore l’imagination ( qui pourrait être comprise entre les deux formes de connaissances humaines ) ainsi que la mémoire d’une certaine manière.
▪ Cette forme deconnaissance est partagée avec les animaux.
Que peut-on connaître avec la connaissance sensible ?
Elle permet de connaître les êtres et les choses. Mais Disons plutôt : Que peut-on en connaître des êtres et des choses avec la connaissance sensible ? Réponse : On peut en connaître ce qu’il y de sensible. Avec l’ouie on en connaîtra le son des choses ; avec l’odorat l’odeur d’une chose,le toucher la consistance etc…

Nous admettrons que l’ensemble des traits de caractères connus d’une chose par les sens ( par la connaissance sensible ) permette de tirer une description de la chose.
Nous dirons encore que cette connaissance sensible nous permet de connaître les caractères particuliers d’une chose. L’odeur de tel parfum, la voix de tel homme…

➢ Laconnaissance intellectuelle
▪ Posons la même question : Que peut-on en connaître des choses grâce à la connaissance intellectuelle ?
▪ Réponse : on en connaît ce qu’il y a d’intelligible (de compréhensible) c-a-d l’idée de la chose. C’est en fait la réalité d’une chose, dont on aura abstrait les caractères particuliers (c-a-d tout ce que l’on peut en connaître par les sens seuls ), pour entirer ce qu’il y a d’universel dans la chose.
▪ On admettra que ce qu’il y a d’intelligible constitue la nature de la chose.

La conclusion des deux connaissances pourrait être ainsi :

▪ L’homme, à l’opposé de l’animal possède deux modes d’appréhension, de connaissance : la connaissnce sensible qu’il partage avec les animaux , la connaissance intellectuelle qu’il lui estpropre. ( Notons que nous avons ici un première vérité objective ( ou argument ) pour contredire l’affirmation : « l’homme est un animal » et toutes les idées qui en découlent : darwinisme, évolutionnisme, droits des animaux … )
▪ La connaissance sensible permet de connaître la description d’une chose ( = l’inventaire de ses caractères particuliers )
▪ La connaissance intellectuellepermet de connaître l’idée d’une chose ( = ce qu’elle a d’universel ).
▪ Nous dirons que La connaissance intellectuelle permet de connaître la nature d’une chose ou en termes philosophiques : son essence.

A partir de ces premières constatations, les questions viennent d’elles-mêmes : s’il l’on peut admettre qu’il puisse y avoir une forme d’objectivité dans la connaissance sensible (ex : la couleur blanche est la même pour tous ), en est-il de même pour la connaissance intellectuelle, toute intérieure semble-t-il, personnelle et donc vraisemblablement subjective ??
C’est ici l’un des premiers carrefour de la Philosophie, ou se partagent grosso modo, les idéalistes d’une part (existentialisme … ), et les nominalistes d’autre part (épicurisme, stoïcisme…).

IDEALISME...
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