Cosmetique ethnique

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  • Publié le : 7 avril 2011
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La cosmétique noire en France (article de 2006)

Le marché de l’ethno-cosmétique  demeure le plus évident parmi les marchés "ethniques" dans la mesure où il ne relève pas d'une construction sociale mais d'un phénotype.
Le nombre de personnes d’origine antillaise ou africaine (y compris les personnes originairs du Maghreb aux cheveux très frisés ou crépus ou à la peau sombre) est estimé, enFrance, entre 3 et 4 millions d’individus.
Il s'agit donc d'un marché de toute évidence considérable.
Il convient donc de prendre en considération cette clientèle particulière (femmes noires et métissées) de par son nombre et ses besoins spécifiques : types de cheveux et de peau.
De plus, le métissage croissant des sociétés occidentales, ainsi qu’une augmentation de plus en plus visible du pouvoird’achat des populations noires et métissées, notamment les femmes installées depuis plusieurs générations, pourraient encore changer la donne dans les prochaines décennies.
 
Au-delà de la dimension relative à l’origine des consommatrices, il est nécessaire de prendre en compte leurs habitudes de consommation. Plus clairement, il est question ici de faire la différence entre une femme qui sedéfrise et une autre qui conservera ses cheveux naturels. En effet, ces deux femmes n’auront pas les mêmes pratiques en matière de soin du cheveu. Pour cette raison, elles auront évidemment des besoins bien spécifiques car cheveux défrisés d’un côté et naturels de l’autre nécessitent un entretien qui leur est propre. Ainsi,  les femmes qui adopteront le premier style seront clientes de produits dits« chimiques », tout en étant vigilantes sur leur risque ; les autres défendront la philosophie « à cheveux naturels, produits naturels ».
Dans ce registre, plusieurs associations, comme Boucles et Coton, ont monté leur site internet et mènent différentes actions afin de promouvoir le retour aux cheveux naturels, plus sains et plus « identitaires ».
 
A l’intérieur de ce segment de marché qu’estla cosmétique ethnique, regroupant lui-même plusieurs composantes (capillaire, maquillage, soin du visage), nous distinguons différentes vagues, différents mouvements, différentes approches.
Par exemple, nous constatons que les femmes noires ou métissées trouveront satisfaction davantage auprès des marques spécifiques, dans le domaine du maquillage, car celles-ci maîtrisent mieux les différencesde peau : teinte et texture.
En revanche, nous notons l’effet inverse pour le soin de visage où les marques généralistes prennent le pas sur les spécifiques. Elles y trouvent leur bonheur sans pour autant rester fidèles à telle ou telle marque.
 
Dans tous les cas, une tendance lourde se dégage, les femmes noires ou métissées affectionnent particulièrement la notion de changement pour leursproduits de soin ou en ce qui concerne leur coiffure ; elles aiment changer de tête, changer de look. Et cela se ressent forcément dans leur mode de consommation.
 
 
Marques spécifiques et marques généralistes à l’affût de ces besoins
 
Conscientes de la dynamique du marché, les marques généralistes (L’Oréal, Estée Lauder, Nivéa, Garnier…etc) et spécifiques (Iman, Kanellia, Black Up, BlackOpal, Mela’Aura…etc) adoptent chacune les stratégies qui leur semblent être les meilleures pour conserver ou conquérir cette cible de femmes si avides de produits répondant à leurs besoins.
 
Nous notons par exemple qu’en matière de capillaire, les marques spécifiques renforcent leurs gammes de produits pour répondre aux besoins croissants et/ou nouveaux besoins de leurs consommatrices. Cela sevérifie notamment dans leur volonté de modérer la présence du « chimique » en proposant des produits moins agressifs pour le cheveu. Elles tenteront donc par la même occasion de rivaliser avec les produits 100% naturels et ainsi de garder leurs clientes ou encore d’en conquérir de nouvelles.
 
Les marques généralistes quant à elles expriment, comme nous l’avons souligné plus haut, une certaine...
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