Coucou

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  • Publié le : 8 mars 2010
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Média
La délibération imparfaite
Dans De la démocratie en Amérique, Alexis de Tocqueville s’interroge sur la capacité de résistance du pouvoir politique à la violence des critiques sur une multitude de journaux.  Il perçoit que la liberté de la presse et la multiplicité des points de vue crée un équilibre de pouvoir sans doute plus stable que la censure et l’unicité de point de vue.Selon lui, entre la censure totale et la liberté totale, il n’existe aucun état intermédiaire où un législateur puisse se fixer. Dès lors le questionnement sur la transformation du jeu démocratique sous l’influence des médias n’a cessé de se déployer. Dans la littérature puis dans les sciences humaines, jusqu'à l’apparition au début de la 2nd guerre mondiale de la sociologie desmédias.
La concomitance de l’éclosion des grands totalitarismes du XXème siècle avec celle de la radio a conduit à la vision spontanée et naïve de la manipulation des foules par les discours délirants des dictateurs charismatiques, relayés par les média électronique de masse.  Vision ayant encore des traces actuellement avec la toute-puissance politique de la télévision.
La peur denouveau média déstabilisateur et incontrôlable est aussi une constante dans les relations entre politique et médias. Elle peut conduire à l’instauration d’un monopole de l’Etat. Ce fut le cas en France pour la radio (1945-1981) et la télé (1945-1985). On peut parler actuellement de « brouillard médiatique » (Jean Louis Missika)  Le divertissement prend le pas sur l’information dejugement ou de délibération. La rumeur et le parajournalisme prennent de plus en plus d’ampleur.
3 balises commandent la communication d’une information : propagande, persuasion, séduction. Chacune de ces intentions a une dynamique et des effets sur le politique.
La propagande Entrée d’une démocratie en guerre  contrôle de l’information et limites à la liberté de presse. La guerre duVietnam fut surnommé « The Living room war » pour marquer l’intrusion des informations télévisés quotidienne dans l’issue du combat. Dans la mémoire collective comme les mémoires de Lyndon Johnson l’idée que les journaux ont joué sérieusement joué dans la défaite des USA est restée ancré. En montrant quotidiennement la sale guerre, les pertes, les mensonges ils auraient démoralisé l’opinionpublique et forcé la présidence à la négociation.
De 1968 à 1974, la presse écrite et audiovisuelle a rendu de façon critique du conflit vietnamien. Il ne faut cependant pas céder à une illusion rétrospective et oublier la couverture apologétique de la naissance et de l’extension du conflit pendant plus de 4 ans. « Le patriotisme journalistique » a fini par disparaître avec le temps, cependant dèsqu’une démocratie part en guerre dans de lointaines contrées avec des objectifs floues et une issue incertaine, la presse adhère au discours du pouvoir. Ex : Vietnam et Irak.
Pour les Malouines et la guerre du golfe, un brouillard médiatique fut créé et les médias mis à l’écart du conflit. L’Etat ne laisse filtrer que des images floues de tir de missile en guise de compte rendu de mission,laissant croire à une « guerre propre », « postmoderne », « chirurgicale ». Toujours 2 phases pendant les guerres: le patriotisme puis la critique.
La persuasion Parler pour convaincre. De ce point, journalistes et politiques partagent le même objectif : obtenir l’adhésion de leur auditoire. On peut distinguer convaincre et persuader ; Selon Denis Bertrand : convaincre suppose uneadhésion réfléchi de l’auditoire  on est convaincu par les raisons d’autrui. Persuader consiste à chercher une adhésion spontanée en jouant sur les désirs secrets de l’auditoire  on est persuadés par ses propres raisons activées par autrui.
L’efficacité d’un message est fonction de la capacité de l’émetteur à le faire paraître vrai.  Le sentiment de vérité qui naît chez l’interlocuteur.
En...
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