Couple fourniret

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  • Publié le : 22 mai 2011
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L’affaire Fourniret est, sans aucun doute, l’affaire criminelle la plus médiatisée des années 2000. Il s’agit d’une histoire qui fascine, beaucoup ne comprenant pas comment de tels criminels aient pu échapper si longtemps aux autorités françaises et belges. Mais la grande majorité de celles et ceux qui ont suivi le parcours du couple se demandent surtout comment des êtres humains dotés d’unminimum de conscience ont pu faire subir de telles horreurs à tant de jeunes filles innocentes, celles que Michel Fourniret surnommait tout naturellement « MSP » (Membranes Sur Pattes). La personnalité du couple fait polémique, elle intrigue, en particulier celle de Monique Olivier. On se demande comment une femme, qui est mère de famille, qui plus est, a pu non seulement cautionner ce qu’a commis sonépoux, mais surtout l’aider activement dans ce qu’ils appelaient leur « chasse aux vierges ». Énormément de questionnements et d’interrogations ont découlé de l’affaire...

Ainsi donc, qui sont « le monstre des Ardennes » et son épouse ?
Ont-ils été correctement punis pour avoir tant fait souffrir ?

Dans une première partie, nous étudierons les différents crimes commis par le couple, puisnous nous orienterions vers le déroulement de l’enquête qui a suivi leur arrestation. Pour finir, nous porterons notre étude sur leur procès, où a été prononcée la peine la plus lourde imaginée par le code pénal français.

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Né en 1942 en pleine guerre dans un milieu pauvre, Michel Fourniret est un enfant sadique et particulièrement obsédé par la pureté et la vierge Marie. Samère, femme très caractérielle, l’aurait rendu victime d’inceste ; et son père alcoolique était très absent.
Un jour, voyant sa grande sœur déféquer dans un seau, il déclare : « Pour moi, une femme, ça ne défèque pas. C’est dégradant, ce n’est pas à la hauteur de l’image de la Sainte Vierge ».

Il se marie à Sedan, et a son premier enfant à l’âge de 22 ans. Sa première condamnation pour agressionsur mineure a lieu seulement trois ans après : sa femme demande le divorce. Il déménage alors en région parisienne où il se marie une seconde fois, en 1969. Il aura trois enfants de ce mariage, un fils et des jumelles.

UN PREMIER SÉJOUR EN PRISON

En 1984, il est rattrapé par la justice qui le soupçonne d’avoir commis une agression sexuelle. Mais lors des interrogatoires, coup de théâtre : cen’est pas une, mais quinze qu’il avoue. Pour les « résumer », il envoie au juge chargé de l’affaire un tableau dans lequel il répertorie chacune des agressions qu’il revendique avec de nombreux détails, particulièrement précis (date et lieu, moyen de pression utilisé, nom de la victime). C’est alors qu’on remarque qu’à chaque fois, il indique si la jeune fille est vierge ou non, ce qu’il expliquedans une lettre. Il y raconte qu’élevé selon la religion catholique, il s’est abstenu de relations sexuelles avant son mariage, mais que sa première femme n’en a pas fait autant. Ainsi il conclue : « J’ai toujours rêvé de connaître d’Immaculée... ».

Cependant, aucune n’agression ne peut être considérée comme un viol, sauf peut-être celle de Dahina Le Guennan, qu’il appelle son « cas le plus grave».
En 1982, la jeune fille de quatorze ans sort de la gare et entame le kilomètre de marche à pied qui la sépare de sa maison. Elle se sent suivie et c’est alors qu’il surgit, une fiole de vitriol à la main. Il la fait monter dans sa voiture, dit être recherché par la police, et lui explique très poliment qu’il ne lui fera rien si elle reste tranquille jusqu’à leur arrivée à la frontière belge.Après quelques dizaines de kilomètres, il s’arrête dans un champ où il lui explique qu’ils vont faire un simulacre de viol ; c’est jusqu’à ce moment-là qu’elle le croit. Tétanisée, elle ne se débat pas lorsqu’il l’attache avec des cordes et la viole. Puis l’homme s’excuse, se met même à pleurer, et la reconduit chez elle en lui expliquant que ce qui venait de se passer n’était « pas si grave...
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