Couple

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  • Publié le : 30 mai 2010
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Couple : trouver le bon équilibre
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Fusionner ou fuir l'engagement, se laisser désirer ou tout sacrifier : souvent déséquilibrées, nos relations amoureuses peuvent engendrer souffrances et frustrations. Des psys...
Couple : trouver le bon équilibre
Fusionner ou fuir l'engagement, se laisser désirer ou tout sacrifier : souvent déséquilibrées, nos relations amoureuses peuventengendrer souffrances et frustrations. Des psys nous aident à comprendre nos comportements les plus fréquents.
Un premier pas vers le changement.
« Je ne vis que des amours irréalisables »
« Je collectionne les amours impossibles : partenaires mariés, phobiques de l'engagement... »
Tomber amoureux d'une personne indisponible n'est pas un "symptôme" inquiétant en soi, sauf si cette situation serépète. On peut alors se demander si s'attacher à des personnes inaccessibles n'est pas un moyen détourné de fuir l'engagement, de continuer à rêver tranquillement au grand amour. Serait-on aussi amoureux si l'autre n'était pas marié et père/mère de famille ? N'est-ce pas cette image paternelle/maternelle qui nous fascine ? Une relation amoureuse a peu de chances de fonctionner si elle n'est qu'un"prétexte" pour combler des manques anciens.
Enfin, vivre systématiquement une relation condamnée dès le départ peut aussi révéler un manque d'estime de soi. Une personne qui se sent peu intéressante recherchera quelqu'un "d'extraordinaire" pour redorer le blason de son ego. Or, plus on essuie d'échecs, plus on renforce sa certitude de ne pas valoir grand-chose. C'est en faisant l'expérience desa singularité, en travaillant ses "petits" talents, en développant des intérêts personnels que l'on va, petit à petit, cesser de se dévaloriser et de se condamner à la solitude affective.
« Je donne trop »
« Je réponds à tous ses désirs, je les anticipe même, pour que l'autre ne manque de rien... En retour, on me reproche d'être trop envahissante. »
Cette générosité cache souvent un manque deconfiance en soi qui pousse à combler les besoins de l'autre pour réduire les risques de le perdre, et surtout dans l'espoir d'être aimé. Or, pour la psychanalyse, le désir se nourrit du manque. A "gaver" son partenaire de la sorte, en devançant ses moindres envies, on risque d'éteindre en lui tout désir.
Les personnes qui adoptent ce comportement, de type maternant, sont souvent celles qui semettent très tôt en couple pour échapper à un milieu familial étouffant, ou, à l'inverse, tentent de créer ce couple aimant qu'elles n'ont pas connu chez leurs parents. Pour atténuer le risque d'isolement et d'autarcie dans la relation, il est important de s'ouvrir à d'autres horizons, de diversifier ses centres d'intérêt, de sortir de la seule sphère amoureuse pour y retourner, plus confiant,mieux nourri et donc moins "étouffant

Lorsque je tombe amoureux(se), ma vie entière est transformée, je dépends entièrement de cet amour. »
Si l'état passionnel est exaltant dans les premiers temps de la relation, il devient problématique lorsque l'attachement amoureux se transforme en dépendance. C'est-à-dire en incapacité d'exister sans l'autre. Ce fonctionnement rend impossible oudouloureuse la construction d'une relation durable. Cette addiction à l'amour, qui nous place dans le rôle de l'enfant dépendant du parent, peut révéler un refus et/ou une crainte des responsabilités. Elle peut également montrer le désir insatiable de combler un manque d'amour ressenti dans l'enfance.
Enfin, cette dépendance est parfois le signe d'un manque de confiance en soi et d'estime de soi. L'autrea pour seule fonction de remplir un "vide identitaire". Un long travail thérapeutique est alors nécessaire pour sortir de ce fonctionnement douloureux, répétitif, dont les racines plongent dans l'enfance.
« Je ne reçois jamais rien »
« Je donne, du temps, des petites attentions, des signes de tendresse, mais je ne reçois jamais rien en retour. »
Est-ce ainsi depuis l'enfance ? Si l'on tombe...
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