Courage paul eluard

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  • Publié le : 22 mars 2011
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Introduction :
Poète et résistant, Paul Éluard écrit « Courage », extrait du recueil Au rendez-vous allemand
pendant la période de l’occupation. Sur un ton à la fois lyrique et déterminé, l’auteur évoque
l’oppression dont Paris est victime tout en lançant un appel à la révolte dans l’espoir d’une
révolte finale.
Nombreux sont les écrivains, et en particulier les poètes, qui face à unesituation tragique ont
estimé qu’il était de leurs devoirs de mettre les mots au service d’un combat : ainsi, les mots
deviennent des armes.
Axe I : Une évocation fidèle de Paris occupé.
Le poète évoque tout de suite la détresse de Paris occupé. Le mot Paris est scandé, répété avec
insistance, comme une sorte de refrain.
La première détresse de Paris est matériel et physique, évoqué defaçon concrète et simple
(froid, faim, métro, …) avec des rythmes simples, des balancements (le v.1 est binaire et
parallèle. Il renvoi aux privations et aux restrictions. L’idée de manque est renforcée par les
tournures négatives, repris également au v.10. On évoque la maigreur de Paris.
Mais il existe également une détresse morale et psychologique (v. 2 et 3 qui ont un double
sens).Les marrons renvoient à une détresse matériel mais symbolise également les petits
plaisirs de la vie, la joie ; ne plus gouter aux plaisirs de la vie. Présence d’allitération en P, M
et V dès le début qui créer une impression d’insistance. Les marrons sont les petits plaisirs de
l’époque.
Les vêtements de vieille ne font pas forcément allusion aux restrictions matérielles, mais
égalementau deuil de la liberté qu’ils portent : une détresse morale. Cette détresse morale se
rajoute au climat d’oppression : Paris est dans une situation désespéré, il fait allusion aux
exactions dont Paris est victime. L’allusion à l’oppression est faite par le métro, lieu où les
gens se réfugient.
On évoque Paris qui tremble comme une étoile. Cette dernière peut évoquer celle que portent
lesjuifs et l’oppression qu’ils subissent.
Il évoque les morts et les victimes à travers ceux qui se sont opposés.
Le présent renvoi à l’actualité et rend plus concret ce poème : Éluard parle comme s’il était
témoin et rend ce poème saisissant, réel et concret.
Le poème ne se contente pas d’un simple constat : il n’est pas neutre. Éluard s’implique
fortement dans son poème et le fait d’êtreattentif aux souffrances des parisiens (v. 5, 9, 10)
s’explique par son attachement pour la ville et ses habitants. Derrière ces malheurs, Paris
existe toujours et il ne suffit que d’un petit quelque chose pour qu’il revive.
Axe II : L’amour et l’admiration du poète pour Paris.
Son attachement est montré par le mot Paris qui est scandé et placé en position d’anaphore,
mais également parl’utilisation de la 1
ère
et 2
ème
personne avec le tutoiement montre une
certaine familiarité.
On sent à travers ce poème une très forte implication de celui qui parle et aussi un certain
lyrisme avec l’utilisation de la première personne et la volonté de faire passer des sentiments :
la tendresse de l’auteur pour la ville, pour les démunis et les habitants en général ; maiségalement une admiration pour une ville qui malgré l’accablement, l’humiliation, la boue, le deuil de la liberté, n’a rien perdu de sa fascination : une ville qui ne demande qu’à revivre
(v.12 avec une allitération en V avec deux mots de même famille).
v.15 : « tout ce qui est humain » est à prendre dans le sens de l’humanisme : Paris est une ville
qui reste fidèle au respect de la dignité del’homme et attaché à ses idéaux. C’est une ville qui
continue à vivre, même sous une chape de plomb (v.16).
v.17 « fine » symbolise la fragilité, mais aussi la beauté, l’élégance. Elle est forte comme une
épée : une ville rebelle qui à conservé son pouvoir de résistance : de tout temps Paris a fait
trembler les pouvoirs comme la révolution de 1789 qui part de Paris. Présence également de...
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